III. — APPAREILS DE SOUTIEN DEMI-RIGIDES
Lorsqu'on juge que le mal de Pott est complètement guéri, que le rachis est consolidé et cicatrisé et le processus tuberculeux définitivement arrêté, on ne doit pas encore supprimer tout d’un coup au pottique tout moyen de contention ; et il est bon de faire suivre les appareils de contention rigide d'appareils de soutien demirigides. En effet, un pottique guéri nest pas dans un état normal. Le port d'appareils rigides a eu pour résultat d’atrophier sa musculature sous-jacente ; il est donc utile de ne restituer au rachis sa liberté que d’une façon progressive, à mesure que les muscles
1. Il nous serait facile de citer nombre d'appareils dits orthopédiques encore usités et qui ne répondent à rien.
récupéreront leur vigueur ; et de remplacer les appareils de soutien de la convalescence, en cuir ou en celluloïd qui, quoique rigides, ont déjà permis par leur amovibilité de faire travailler dans une certaine mesure les muscles par des appareils qui rendent possible des mouvements limités. |
On fait d'ordinaire ces appareils en coutil baleiné ou en étoffe avec armure métallique.
Le corset de Hessing (destiné à tort par son auteur à réaliser l’immobilisation pendant la période d’activité du mal de Pott) est le type de ce dernier genre.
Il se compose essentiellement d’une sorte de bague métallique prenant point d'appui sur le bassin et supportant des tiges verticales postérieures et latérales réunies entre elles et remontant jusqu’à la partie supérieure du thorax. Cette armature est tapissée de forte toile.
Chez les malades pauvres on peut confectionner un appareil demi-rigide assez résistant à l’aide de bandes de tarlatane fortement amidonnées qu’on applique comme des bandes plâtrées.