‹ Le traitement orthopédique du mal de PottChapitre 75 sur 96 · IL. —-Mesur£ DIRECTE DES GIBBOSITÉS · texte numérisé non relu

IL. —-Mesur£ DIRECTE DES GIBBOSITÉS

Il est important, pour suivre la correction des gibbosités, de pouvoir les mesurer le plus exactement possible, ainsi que le degré d’inflexion. Déjà il est facile de mesurer le degré d’inflexion sur de bonnes radiographies de la colonne vertébrale, faites exactement de profil: il n’y a qu'à mesurer avec un rapporteur l'angle supplémentaire de l'angle rentrant intersegmentaire déterminé par le

croisement des lignes qui suivent la face antérieure des deux segments.

Mais, à cause des modifications importantes qui se produisent dans le segment postérieur, il est indispensable de déterminer la gibbosité proprement dite.

Un moyen simple et assez exact consiste à modeler sur la colonne vertébrale une /ame de plomb, que l’on reporte avec précaution, sur une feuille de papier placée sur une table, pour en dessiner le profil.

On peut aussi se servir d’un appareil assez simple, employé en

Fic. 57, — Cadran pour les cyphoses et lordoses.

Fig. 58.— Cadran pour les scolioses.

Amérique et qui consiste en une série de minces lamelles de bois, saisies entre deux tuteurs. On applique exactement ces lamelles par une de leurs extrémités sur le dos de l’enfant, et on les fixe ensuite en les pressant les unes sur les autres à l’aide de deux vis qui traversent une planchette réunissant les deux extrémités des tuteurs.

Le scoliomètre de Boisseren (fig. 56) permet de repérer exactement autant de points qu'on veut sur le dos du sujet. Un index glissant sur une tige métallique graduée en centimètres détermine la hauteur du point envisagé, et la déviation de cette tige dans le sens antéro-postérieur (fig. 57) ou dans /e sens latéral (lg. 58) est enregistrée sur deux cadrans gradués en degrés.

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