‹ Le traitement orthopédique du mal de PottChapitre 80 sur 96 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

Mal de Pott lombaire

D... Auguste, six ans et demi.

Entre à l'Hôpital Maritime le 13 décembre 1911.

A la fin d'août 1911,sa famille remarque «€ qu’il a dans le dos une petite bosse grosse comme une noisette ».

On lui fait un corset plètré au dispensaire Furtado-Heine, et l'enfant continue à marcher «sur l’ordre du docteur ».

A son arrivée à l'Hôpital Maritime, l'examen montre une gibbosité lombaire supérieure, médiane, angulaire l'angle d'inflexion de 35 degrés) ; l’apophyse épineuse de la première vertèbre lombaire est saillante et forme marche d'escalier. On perçoit très bien latéralement les apophyses articulaires iniérieures de cette vertèbre. Légère lordose lombaire sous-jacente.

Contracture remontant jusqu'à la cinquième vertèbre dorsale : certaine mobilité entre la quatrième et la cinquième lombaires.

Aucune douleur à la pression ou à la percussion de la région malade.

Debout, le malade présente une lordose lombaire inférieure, une colonne dorsale supérieure en hyperextension avec rejet des épaules en arrière.

Quand l'enfant marche, il trébuche légèrement.

La radiographie de la colonne de profil montre un coin osseux pathologique fermé par le reste des corps des première et deuxième vertèbres lombaires, la première lombaire paraissant beaucoup plus détruite que l’autre. Le foyer tuberculeux parait bien limité, les disques sous et susjacents au coin osseux ont leur hauteur normale (radiog. 6, pl. VI).

La radiographie de la colonne de face montre une légère inclinaison vers la gauche du segment supérieur sur l’inférieur.

Le repos horizontal avec fixation sur le lit de l'Hôpital Maritime est institué. Au bout de quelques jours, on met une cale à peu près au niveau de la région malade, et l'on augmente progressivement la hauteur des cales jusqu'à 10 centimètres.

4 février 1912. — L'angle d'inflexion n'est plus que de 20 degrés.

La contracture musculaire ne remonte plus que jusqu'à la huitième dorsale.

La colonne lombaire est très souple dans sa partie inférieure.

- L'enfant ne gardant pas volontiers l’immobilité sur son lit, on lui fait

un appareil plâtré très lordosé.

Au bout de quelque temps, on augmente l’exaetitude de la contention en interposant de l’ouate entre le segment lordosé et le plâtré.

On renouvelle plusieurs fois cette légère propulsion pour soigner des eschares superficielles.

En mai, on refait l'appareil plâtré, en lordosant toujours fortement l'enfant sur le pelvis support (voir la fig. 48, représentant ce malade lui-même après la confection de l'appareil).

L'enfant, à cette époque, est complètement droit. I n’a plus de gibbosité apparente.

Tout le segment lombaire étant lordosé, la région malade ne suit pas absolument la courbe générale, mais présente un petit segment confracturé enrectitude.

La radiographie de profil montre qu’il n'y a plus d'inflexion, à proprement parler, bien que les deux segments osseux ne soient pas écartés l’un de l'autre ; mais les disques sus et sous-jacents Sont plus hauts en avant et le tassement du rachis postérieur est notable (voir radiog. 13, pl. VII).

Excellent état général.

Toujours en traitement.

OBSERVATION IX (D' Ménard.)

Mal de Pott dorso-lombaire

W... Valia, six ans et demi.

Arrive à Berck le 20 décembre 1907.

Entre à cette même date à la « Villa Normande ».

Elle avait commencé à marcher à l’âge d’un an, puis peu de temps après, vers le mois de mai 1907, elle refuse de marcher.

En juin 1907, une difformité apparaît dans la région dorso-lombaire ; on fait à l'enfant, en Russie, un appareil de contention, dit « orthopédique » qui la blesse.

A l'examen, à l’arrivée à Berck, on constate, en décembre 1907, que l'enfant a une grosse gibhosité dorso-lombaire : 'angle d’inflexion est d’au moins 40 degrés.

On traite d’abord la malade par le repos horizontal sur un lit dur, auquel on ajoute progressivement jusqu'à 3 cales surperposées (cales de 4 cm. 5 d'épaisseur),

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À la fin de janvier 1908, on faità la malade un premier appareil plâtré, on le renouvelle un mois après (février 1908) pour obtenir une plus grande correction.

En mai 1908, on supprime l'appareil plâtré pour ponctionner un abcès dorso-lombaire latéral gauche. On fait une seconde et dernière ponction le 4er juin.

On applique de nouveau un appareil plâtré en juillet, appareil qu'on renouvelle six fois jusqu’en février 4910. A cette époque, l'enfant ayant de d'incontinence d'urine et ramollissant son appareil, on le supprime et on se contente de la fixer sur un lit dur avec cale.

À partir de janvier 1911, on fait à la malade des appareils plàtrés pour lui permettre de marcher, Elle marche d’abord très peu, puis plusieurs heures par jour.

Actuellement l'enfant a une gibbosité très peu apparente représentant une courbe de très long rayon avec des courbures de compensation audessus et au-dessous peu profondes.

La radiographie montre que le coin osseux pathologique est formé par ce qui reste des corps des onzième et douzième vertèbres dorsales et première lombaire (la douzième dorsale étant plus détruite que les autres).

OBSERVATION X Mal de Pott dorso-lombaire

J... Maxime, sept ans.

Entre à l'Hôpital Maritime le 11 octobre 1911.

En novembre 1909, l'enfant à une broncho-pneumonie : en juin 1910 une coqueluche suivie de broncho-pneumonie.

A partir de cette époque, l'enfant se tient légèrement voûté ; le médecin consulté ne diagnostique rien de grave.

Au début de l'été 1911, les parents remarquent que l'enfant ne se tient plus courbé en avant, mais au contraire en arrière, le ventre sorti en avant.

I ne se baisse plus en se courbant, mais fléchit les genoux, tandis que le COrps reste raide.

L'enfant se plaint de douleurs du ventre, surtout lorsqu'il fait un mouvement brusque, probablement douleurs localisées à la paroi abdominale, par fatigue des muscles abdominaux distendus dans la forte lordoselombaire.

L'enfant est conduit à l'hôpital Hérold où l’on ne trouve aucun état pathologique grave.

Au mois d'août 1941, on fait le diagnostic de mal de Pott à l'hôpital des Enfants-Malades, et l’on applique un appareil plâtré.

À son arrivée à l'Hôpital Maritime, l'enfant présente, dans la région dorso-lombaire,une gibbosité à sommet un peu émoussé,mais volumineuse cependant.

L'angle d’inflexion est de 40 degrés.

Le sommet de la gibbosité est marqué par l’apophyse épineuse de la douzième vertèbre dorsale, qui forme marche d'escalier.

La contracture musculaire intéresse un grand nombre de vertèbres saines surtout au-dessus de la région malade.

La radiographie montre que trois vertèbres sont atteintes, la onzième et la douzième dorsales et la première lombaire.

Pas d’abcès.

Assez bon état général.

L'enfant est d'abord seulement couché et fixé sur un lit dur, puis on place sous le matelas, au niveau de la région malade, des cales dont on fait augmenter progressivement la hauteur jusqu'à 12 centimètres.

L'enfant est très sage, ne se détache pas et reste très immobile.

Un mois après le début de ce traitement, c’est-à-dire le 21 novembre 1911, on constate que si l'angle d’inflexion a encore peu diminué (il est encore de 35 degrés), la gibbosilé est déjà frès peu apparente, limitée qu’elle est par des lordoses immédiatement au voisinage du foyer.

Le même traitement est continué.

En juin 1912, on constate qu'il n'y a pour ainsi dire plus trace de gibbosité.

Toujours en traitement.

OBSERVATION XI (Dr Andrieu.)

Mal de Pott dorsal inférieur

M... Germaine, onze ans.

Arrive à Berck le 29 mai 1908. Mal de Pott portant surtout sur la neuvième dorsale qui paraît avoir reculé sur la dixième. Gibbosité minime. Contracture s'étendant au-dessus et au-dessous du foyer.

Pas d'abcès, pas de troubles nerveux. Soignée par position horizontale sur gouttière avec cale au niveau de la gibbosité.

Août 1908. — Petit abcès paraît à l’angle postérieur des: côtes (ligne axillaire), neuvième espace interscostal du côté droit. Ponction le 22 octobre 1908, 10 centimètres cubes de pus jaune assez épais. Deuxième ponction en décembre.

On continue à traiter la malade par position horizontale, couchée sur gouttière avec cale de 2 centimètres de hauteur.

A la fin de 1909 toute trace de gibbosité a complètement disparu. En mars 1910, premier plâtre (corset ordinaire).

En tout six plâtres jusqu’en août 1914. À partir du moment où l’enfant a été appareillée on a commencé à la faire marcher avec précaution et progressivement de plus en plus.

Septembre 14911. — Corset en celluloïd.

Consolidation complète, Excellent état général. A grandi énormément.

OBSERVATION XII (D' Andrieu.) Mal de Pott dorsal inférieur

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