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essentiel dans la cause de l'hypertension; pour d’autres, Vaquez (1), Lian (2), Martinet (3), le problème est plus complexe ; ils donnent cependant à la lésion rénale une cause prépondérante, mais pensent que d’autres causes périphériques peuvent produire la réaction hypertensive.
Dans tous les cas, ces auteurs ont pensé que la digitale était capable d'agir sur le barrage rénal; ajoutons qu'ils ont étudié l'hypertension avec la notion de la pression minima qui, si elle remonte à Marey, est devenue un facteur clinique essentiel le Jour où elle a été facilement mesurable, grâce à l'oscillomètre du professeur Pachon. Cette pression minima, notion de première importance, « l’étalon sphygmomanométrique » (Pachon), s'exerce sur les valvules sigmoïdes pendant la diastole, c’est elle qui règle l'effort initial du cœur au moment de l'évacuation artérielle; la pression maxima ne représente qu’un stade très court de la pression artérielle et ne renseigne pas sur le régime des charges de pression auquel est soumise l'aorte, ses modifications nous paraissent moins importantes. Une pression minima élevée traduit toujours une résistance anormale que le cœur doit vaincre. |
Jusqu'ici l'attention n'avait pas été attirée sur la pression minima, et c'est le professeur Pachon (4) qui, le premier, affronta le problème. |
(1) Vaquez, Rapport sur l'insuffisance cardiaque; Congrès de Londres, 1913.
(2) Lian, L’insuffisance ventriculaire gauche, Gazelte des hôpitaux, 13 décembre
(3) Martinet, Clinique el thérapeutique circulatoires, Paris, 1914. - (4) V. Pachon, La mesure de la pression artérielle par la méthode des oscillations, Paris médical, 1° juillet 1911; Une orientalion nouvelle de la sphygmomanomélrie : La pression minima étalon sphygmomanomélrique, Presse médicale, 22 mars 1913.
Observations.
OBsERVATION I (inédite).
Docteur DAMADE.
B..., 60 ans, cuisinière, vient nous consulter, le 27 janvier 1922, pour des battements de cœur, de la dyspnée d'effort; elle se plaint, en outre, de polyurie fréquente, de pollakiurie nocturne, de crampes dans les mollets avec secousses nocturnes, cryesthésie, mais n’a pas eu d'hémorragies.
L'examen confirme une tachyarythmie considérable, mais l’on n'observe aucun œdème. P. A. — 14-20. ;
Nous conseillons le repos au lit, un régime de Karell et un purgatif à l'eau-de-vie allemande; le 30, nous donnons 2 granules d’un dixième de digitäline.
Le 2 février, après six dixièmes de milligramme de digitaline, P. À. — 10-16, 10 — 4; lachyarythmie moindre. Les syraptômes fonctionnels, dyspnée, palpitations, très atténués.
Le 3, tachyarythmie très atténuée. P. A. — 10-16; pouls, 92. La malade a pris 1 milligramme de digitaline en cinq jours.
Diurèse — 1 litre, urines claires. :
Le 6, P. A. — 10 1/2-19; pouls, 80, mais irrégulier ; pas d'essoufflement, mais la malade se sent faible; la digitaline est continuée à raison d'un dixième de milligramme pendant dix jours; 2 milligrammes de strychnine.
Depuis cette date, la malade n’a plus présenté de grandes crises d'insuffisance cardiaque; elle prend un dixième de milligramme de
digitaline pendant dix jours, se repose dix jours et recommence. Lt t =
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