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Si, au contraire, la tête du fémur parait assez engagée sous le rebord cotyloïdien et permet des mouvements assez étendus sans se déplacer, en un mot, si la contention est bonne, la position anatomique suffira.
La réduction ainsi obtenue, le sujet est immobilisé dans un appareil plâtré, la cuisse en flexion à angle droit, en abduction et rotation externe, pendant cinq ou six mois dans les cas favorables, de huit à onze mois si la contention est faible.
Ces délais écoulés, la position du membre est changée et varie avec la situation occupée par la tête fémorale; généralement, l’adduction première persiste, la flexion seule diminue.
Un deuxième appareil reste appliqué de trois à cinq mois.
Telle est la technique opératoire actuelle de Lorenz, qu'il s'agisse de luxation congénitale simple ou double; dans ce dernier cas, l'intervention peut avoir lieu le même jour chez les très jeunes enfants. Au-dessus de cinq ans, on évitera de fâcheuses conséquences en n'opérant chaque côté qu'à plusieurs jours d'intervalle.
Les modifications anatomiqües observées au cours de la réduction portent d'abord sur les obstacles que l'opérateur est obligé de détruire, pour obtenir le passage de la tête fémorale en avant.
Ainsi que nous l'avons déjà dit, les muscles adducteurs et souvent le couturier et le tenseur du fascia lata s'opposent par leur raccoureissement au mouvement d’adduction complète de la cuisse.
Le massage forcé, le myorrhexis, fait céder les fibres superficielles du tendon, et les fibres profondes subissent alors un véritable allongement; quelquefois il peut se faire une section complète du tendon, surtout chez les sujets très musclés, aecompagné d'une déchirure de la peau etconséeulivement d'une large ecchymose, le tout d'ailleurs sans gravité.
On doit préférer cette manœuvre d’allongement progressif, à l'allongement brusque de la ténotomie qui détruit subitement une résistance protectrice des autres parties molles, les vaisseaux et les nerfs en particulier.