‹ Le traitement pratique de l'épilepsieChapitre 16 sur 57 · LA DOSE SUFFISANTE EST ÉTABLIE · texte numérisé non relu

LA DOSE SUFFISANTE EST ÉTABLIE

Je suppose donc, comme je Fai déjà fait, que le sujet à traiter prenne, par exemple, 3, 4 et 3 grammes de bromure. Il ne sera revu, à moins de circonstances exceptionnelles, que dans les derniers jours de la troisième semaine, ou même, à la rigueur, à la fin de la sixième. Il faut, en effet, que l’imprégnation par le bromure ait eu le temps de s’effectuer, pour qu’on puisse constater nettement ses effets en toute connaissance de cause.

On pourra déjà, à la fin de la troisième ou de la sixième semaine, si l’on a eu la main un peu heureuse, se faire une idée à peu près exacte de la tolérance du malade. Cette appréciation est tout à fait indispensable, car on peut pendant des mois donner, par exemple, de 3 à o grammes de bromure à un épileptique sans influencer les accès, parce que la dose est insuffisante, ou au contraire avoir des désagréments au bout de deux à trois semaines, parce que la dose est trop forte et produit de l’intoxication.

Pour que la dose soit suffisante, il faut que le patient, la semaine où il prend la plus forte dose de bromure, reconnaisse lui-même, pour ainsi dire, qu’il est nettement sous l’influence du médicament, ce qui se traduit, dans la généralité des cas, de la façon suivante.

Il se sent plus lourd et plus fatigué que les semaines précédentes où il prenait une plus faible dose; il a moins d’aptitude au travail physique, aux occupations intellectuelles. Il dormirait volontiers dans la journée. L’appétit est un peu languissant, la langue légèrement saburrate et étalée ; il existe parfois de la constipation. C’est déjà là un degré un peu avancé de l’imprégnation, je ne dirai pas encore de l’intoxication bromurée. Le principe du traitement, on le sait, est que celui-ci n’entravera pas les occupations habituelles, tant morales que physiques. Si la troisième semaine, celle de la plus

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