IV.— L'HYGIÈNE GÉNÉRALE DES ÉPILEPTIQUES
Je suppose maintenant que nous sommes en possession de la dose suffisante , que le sujet ne présente pas de complications générales ou locales qui puissent gêner le traitement. Comme celui-ci doit être longtemps prolongé, il faut s’efforcer de placer le malade dans les conditions d’hygiène générale les plus satisfaisantes qui serviront à le faire le mieux tolérer. Celles-ci sont un peu particulières chez les épileptiques : elles se basent rationnellement sur certaines considérations que je vais exposer.
Autant que possible, l’épileptique devra vivre au grand air, sortir tous les jours, faire des promenades à pied et des exercices corporels modérés sans aller jusqu’à la fatigue. Il évitera avec soin le confinement et surtout le séjour dans un appartement surchauffé. De ce fait, et pour se garer des variations brusques de température, il se couvrira chaudement la tête et le corps quand il sortira en hiver et s’habillera légèrement en été. Dans cette dernière saison, il portera un chapeau de paille léger à haut fond, blanc de couleur, perforé à son sommet par un anneau ad lioc de façon à permettre la libre circulation de l’air. De môme, il ne devra pas travailler à côté d’un poêle, d’une bouche de chaleur, d’un bec de gaz ou d’une lampe à pétrole qui détermineraient chez lui un échauffement trop considérable de la tête et du corps.
Il est encore établi, par la clinique, que les accès reviennent plus particulièrement au cours du sommeil que pendant la veille, probablement parce qu’il existe toujours un peu de congestion encéphalique dans ce premier état. De ce fait, l’épileptique devra s’abstenir, autant que possible, de dormir durant le jour. J’ai récemment vu un malade, qui n’avait jamais eu depuis plusieurs années que des accidents nocturnes, prendre