VI. — LE TRAITEMENT DES ACCÈS ET DE L’ÉTAT DE MAL ÉPILEPTIQUES
On pourra, peut-être, s’étonner que je n’aie pas encore parlé de la thérapeutique à instituer, lors des accès isolés et aussi des accès sériés qui constituent l’état de mal. Ces derniers comportent, par eux-mêmes, un certain degré de gravité immédiate. C’est que la médication à opposer aux phénomènes paroxystiques ne vient qu’en seconde ligne dans la cure générale, la seule qui soit à prescrire contre l'ensemble du mal comitial. L'accès n’est qu’une explosion de ce mal qu’on ne peut arrêter, lorsqu’elle est commencée. Il faut donc essayer de la prévenir. Aussi, en dehors du traitement général qui ne tend qu’à faire disparaître les accès, avons-nous indiqué une série de règles d’hygiène destinées au moins à éviter leur provocation.
i. — LE TRAITEMENT DES ACCÈS ÉPILEPTIQUES.
11 n’en reste pas moins que l’accès une fois apparu, il est parfois nécessaire de parer à quelques éventualités qui dérivent momentanément du paroxysme luimême. Si la thérapeutique, dans les crises simples, ne trouve guère à s’exercer, nous verrons, par contre, qu’elle peut rendre de grands services dans les accès sériés, et surtout dans l’état de mal qui est leur maximum d’expression.
Il ne sera donc pas question, ici, des accidents dits du petit mal, absences et vertiges, qui, par leur courte durée et l’absence de toute gravité, ne méritent aucune thérapeutique particulière. A ce sujet, je ferai remarquer que Charcot enseignait que, dans tout traitement qui avait tendance à réussir, ces accidents légers disparaissaient toujours les derniers. Le bromure, en effet, influence d’abord les accès complets; il en diminue l’intensité, puis le nombre. Quand les accès sont