LE TRAITEMENT DES ACCÈS ÉPILEPTIQUES
en voie de disparition, les vertiges et les absences s espacent à leur tour, puis disparaissent dans les cas heureux. Mais il faut, pour les faire cesser définitivement, continuer le traitement à des doses parfois aussi élevées que lorsqu'il existait encore des accèSi II faudra en avertir les malades qui, voyant disparaître les crises, accidents graves, et persister dans une certaine mesure les vertiges et absences, accidents légers, pourraient se décourager en pensant que le traitement ne donne pas les résultats espérés.
Les accès depilepsie survenant le plus souvent d’une façon brusque, inopinée, leur brusquerie même d’apparition interdit d’établir une thérapeutique préventive, èn dehors, bien entendu, du traitement régulièrement institué et des règles d’hygiène générale qui sont utiles à observer pour empêcher la provocation des paroxysmes, dans certaines conditions déjà indiquées.
Quelquefois, cependant, les crises sont précédées d’une aura, mais celle-ci est rarement prolongée. Cette aura est surtout marquée dans les cas d’épilepsie partielle sur lesquels je reviendrai, mais elle n’est ellemême jamais assez longue dans l’épilepsie commune, pour permettre une intervention efficace au moins par le moyen de la cure générale, qui reste toujours le meilleur de la thérapeutique.
Il est cependant quelques sujets, dont l’accès complet est précédé parfois, un ou deux jours avant son explosion, de certaines sensations générales particulières au malade : un peu d’embarras gastrique avec inappétence, par exemple. Certains ne s’y trompent pas. On pourra alors augmenter temporairement la dose, la porter, par exemple, jusqu’à celle qui est prise pendant la troisième semaine, si l’aura se montre pendant la première ou la deuxième. On veillera toutefois à ce que cette dose ne soit pas trop élevée, son exagération pouvant produire l’intoxication et provoquer les crises que l’on veut éviter. On se basera, pour l’apprécier sur l’état général et surtout sur les phénomènes pupillaires que j’ai indiqués. En réalité, je le répète, il y a peu de chose à faire, à moins que l’aura ne soit très prolongée, ce qui est exceptionnel. Je rappelle les précautions qu’il y a à prendre vis-à-vis de certaines femmes, chez