‹ Le traitement pratique de l'épilepsieChapitre 40 sur 57 · LE TRAITEMENT DES ACCÈS ÉPILEPTIQUES · texte numérisé non relu

LE TRAITEMENT DES ACCÈS ÉPILEPTIQUES

lesquelles les accès reviennent plus particulièrement pendant la période des règles.

Durant le paroxysme, il faudra surtout surveiller le sujet, l’empêcher de se blesser pendant les convulsions toniques et cloniques des deux premières périodes, le déshabiller et le maintenir sur son lit, dégrafer ses vêtements de façon à permettre à la respiration de se faire librement, au commencement comme à la fin de l’attaque.

Sous ce rapport, les épileptiques que l'on sait avoir habituellement leurs accès pendant la nuit devront être l’objet d’une surveillance particulière. Au cours de la crise, ils se pelotonnent quelquefois sur eux-mêmes, s’enfoncent la tète sous l’oreiller ou les couvertures. Les vêtements ou la chemise peuvent brider leur cou et provoquer ainsi des phénomènes asphyxiques qui surviennent d’ailleurs physiologiquement, dans une certaine mesure, pendant toutes les crises comitiales. Il en est certainement qui meurent de cette façon.

La période convulsive de l’accès dure rarement plus de quelques minutes; elle s’accompagne généralement de morsure de la langue. On pourra essayer de prévenir cette blessure, toujours douloureuse dans les jours qui suivront, en introduisant rapidement, entre les mâchoires, un objet à la fois mou et résistant, un fragment de bouchon taillé en biseau, par exemple. Mais les convulsions générales jointes à la contracture des mâchoires empêcheront souvent son introduction. Si la morsure a eu lieu, on prescrira des lavages légèrement antiseptiques et répétés, pendant le temps que la plaie mettra à se cicatriser.

On sait qu’une assez grande dépression générale, à la fois morale et physique, suit régulièrement l’accès lorsque celui-ci a été un peu fort. L’épileptique devra alors garder la chambre, cesser ses occupations habituelles, s’alimenter si possible fortement avec des substances facilement assimilables : peptones liquides, consommé, marmite américaine, crèmes et lait, viandes grillées. On y ajoutera des stimulants diffusibles, thé ou café légers, pour remonter la tension artérielle à ce moment toujours déprimée.

On veillera surtout, en prévision d’un second ou d’un troisième paroxysme, en particulier si l’on sait

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