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LA VALEUR THÉRAPEUTIQUE DU BROMURE

classés suivant leur force, en progression décroissante, l'acide salicylique occupe le premier rang, l’acide benzoïque vient le second, l’acide phénique le vingt-quatrième. Cela veut dire que lorsqu’il faut un gramme d’acide salicylique pour empêcher la putréfaction d’un litre de bouillon de bœuf, 1 gr. 10 d'acide benzoïque suffisent au même résultat qui n’est obtenu qu’avec 3 gr. 20 d’acide phénique.

Les expériences faites avec l’acide benzoïque ayant montré qu’il était généralement bien toléré par l’estomac et l’intestin, que non seulement il n’entrave pas les fonctions rénales, puisque, déjà depuis longtemps, les benzoales sont employés avec succès dans la thérapeutique des maladies des reins, j’ai donc expérimenté le benzoate de soude. Je n’ai jamais eu de difficultés à le faire absorber, car il est presque sans saveur. Comme je l’ai dit, je pense qu'il évite souvent les éruptions cutanées en prévenant ou en annihilant les fermentations intestinales. C’est, en outre, un puissant diurétique qui, en favorisant l’élimination du bromure qui s’est déjà usé dans l’organisme, permet d’en donner une plus forte dose et d’arriver ainsi à l’établissement plus rapide de la dose suffisante, celle qu'il faut que le malade absorbe pour voir, avec le moins grand nombre d’inconvénients possibles, disparaîtrelesaccès. Après de nombreuses tentatives, je me suis arrêté à la dose de 0 gr. 1U de benzoate de soude par gramme de bromure absorbé. Comme il est très soluble, on peut facilement l’incorporer à la solution aqueuse de bromure et le faire absorber conjointement.

Je l’ai dit, les bromures et le benzoate de soude devront être dissous dans l’eau distillée, les préparations à base d’alcool étant nuisibles aux épileptiques. L’alcool les excite sans les tonifier, au moins lorsque son usage doit être longtemps prolongé. On diluera encore la solution, aumoment de son administration, soit dans un demi-verre d’eau sucrée, soit dans une tasse de tilleul ou d’un liquide acidulé, agréable au goût. Le lait est encore le meilleur véhicule à employer. 11 a, parluimême, une puissance diurétique qui doit en faire recommander l’emploi. Un épileptique adulte, en coursde traitement, doit absorber par jour un litre ou un litre et demi de lait, quantité qui, pour les enfants, ne devra

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pas èlre abaissée, si possible, au-dessous d’un demilitre.

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