CHAPITRE II
de l’œsophage
Historique de la question
L’extirpation d’une tumeur œsophagienne n’est possible qu’au cas où elle siège dans la région cervicale ont écrit Czerny, Bergmann et Billroth.
Les recherches anatomiques ont montré plus récemment la possibilité d’interventions sur l’œsophage thoracique et abdominal, dans les cas de cancer ; les expériences sur le chien en ont montré les dangers, les cas cliniques traités par les divers moyens préconisés : voie médiastie ou laparotomie et résection du rebord costal gauche n’ont point relaté leurs succès.
La situation abordable de l’œsophage cervical, son isolement relativement facile, d’autre part la gravité des cancers de cette région, les résultats si relatifs des traitements palliatifs, en outre un outillage, des procédés techniques meilleurs et partant chez le chirurgien une audace plus grande, tout incitait l’opérateur
à tenter une intervention curative des cancers sié-
géant dans cette région.
Pendant longtemps la sonde à demeure et la dilatation furent les seuls procédés employés contre cette ' affection. Un premier essai de traitement radical fut tenté par ceux qui essayèrent de ce détruire le germe de la maladie » en cautérisant la production.
Darwin essayait de la cautériser au moyen de pierre infernale, Paletta au moyen de soude caustique,
Edward Home d’une bougie armée de nitrate d’argent. Audrew en 1807 fait paraître son livre « Observation on the application of lunar caustic to strictures in the urethra and œsophagus » London 1807. L’opération pratiquée trois fois lui aurait donné un succès.