I. — Résultats immédiats
\ Dans les fractures obliques de jambe, à plus forte De dans les fractures transversales, la mise bout à bout des = fragments peut être obtenue par les tractions exercées Ke sous chloroforme : nous en avons observé quelques exem. = ples très nets et très frappants après des déplacements considérables. Mais on les rencontre à titre absolument 26e exceptionnel. La réduction anatomique estun idéal toujours | EX poursuivi, mais rarement atteint par le chirurgien. 5 Plus souvent il arrive que les tentatives de réduction __ abaissent les fragments intérieurs de façon notable, mais CR incomplète, les mettent au contact des fragments supérieurs, amenant ainsi les surfaces fracturées à setoucher par quel ques points. Ces résultats sont suffisants, et on peut s’en k contenter, car la consolidation se fait dans les délais norà maux, et le membre recouvre plus tard toute sa vigueur. Si 4 5 la réduction anatomique n’a pas été obtenue, la réduction 5 fonctionnelle est acquise, ce qui est essentiel. # ; Ces cas où une restauration fonctionnelle parfaite peut être gagnée par les appareils, appliqués dans les conditions que nous avons indiquées, sont ceux qu’on rencontre le - " plus souvent dans la pratique journalière desfractures. Pour + eux, il n'y a donc pas lieu de modifier les méthodes clasus * siques de traitement, puisqu'elles se montrent suffisantes,
ne | songe à tros. opératoirement là
procédé is usuels par les appareils donnent de bons
Fig: — 4. Fracture du tiers moyen de la jambe vue de face, : = - déplacement notable ; b..la même vue de profil; — €. vue a ph de face après réduction sous chloroforme, le déplacement est le même ; d. vue de profil après réduction, le déplacement paraît peu. Voir le N. B.
Mais il existe des fractures rebelles à ces procédés de réduction, dans lesquelles le chevauchement n'est à aucun
N. BB. Toutes les figures représentant des fractures, qui trouvent place dans notre thèse, ont été établies de la façon suivante : une épreuve sur papier sensible à été tirée à l’aide des plaques radiographiques ; le contour des os, suivi très fidèlement, a été décalqué sur du papier blanc et le tracé du décalque a été noirci à l’encre de Chine. Ces dessins, représentant le contour de la radiographie en grandeur naturelle, ont été réduits photographiquement des 4/5. C'est cette réduction photographique que
‘2 nos dessins représentent. Une partie des dessins, figurant dans le rapport
de MM. Tuffier et Loubet, nous ont été prêtés obligeamment par M. Van der Haëegen, imprimeur à Gand: les autres sont inédits. Les radiographies qui ont servi à établir ces figures ont été présentées au jury lors de la soutenance.de la thèse.
he Sac poussée | jusqu’à 1 résol t absolue. Nous ne sommes pas en mesure actuell > D dire dans quelle proportion on les rencontre dans le 4 (3 . “total des fractures, mais l'ensemble des observations
e Fe année à à l'hôpital Seaion dans le service ae 4
Ts
notre maître, M. Tuffier, prouve que ces fractures irré réduc- 1'ceS
tibles sont loin d’être exceptionnelles. Leur lecture et
= très instructive à cet égard. On y voit que l'image radio- | graphique était exactement ou à peu près semblable avant
et après les tentatives de réduction opérées très sévère- 3
; Fig. 2, — Fracture des deux os de la jambe. Les deux radiographies sont prisés de face: 4, avant la réduction, le déplacement est énorme; b, après la réduction, le déplacement est diminué, mais reste notable.
les deux séries d'images, antérieures et costs 4 aux manœuvres, étaient superposables. Dans X le chevauchement résista à deux tentatives de ré- FE ion sous GRIOrO IE e; ts Re ns Jours di E
profond du patient, abaissaient les fragments inférieurs d’une façon insignifiante et ne corrigeaient pas le déplacement. s3
PO aucune cause mécanique n'apparaissait capable d'expliquer cette résistance à la réduction, sinon la tonicité ee musculaire. En saisissant le fragment tibial inférieur di- __ rectement avec uu davier, il suffisait d’efforts moyens pour l’abaisser et le mettre au contact du fragment supérieur; nous parlons ici des fractures récentes, car dans les frac- ___ tures anciennes it faut exercer des efforts énergiques sur le
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fragment pour vaincre la rétraction des parties molles. % 4 Les obstacles qui s'opposent à la réduction par les ma- a È nœuvres ordinaires sont de différente nature. L’interposi- de tion musculaire est admise et a été constatée par Henne- A ue. quin, Roux de Brignolles, Delorme, Peyrot, Nélaton, | . Eu = Schwartz, Pollosson, Rioblanc, Tillaux, Ollier, Otto Roths- Æ
child, Tuffier, ete. L’embrochement des muscles voisins F TA et des fascias par les extrémités effilées des os fracturés ï 3 a été observé par quelques auteurs, notamment par Mur- ï ray. D'autres attribuent un rôle à l’'épanchement sanguin, ; à linterposition d’esquilles.
y Dans aucune des interventions auxquelles nous avons
ré assisté. comme aide de M. Tuffier, ou comme opérateur,
= nous n'avons rencontré de ces causes d'irréductibilité.