‹ Le Traitement Sanglant Des Fractures De JambeChapitre 9 sur 26 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

RTE

. | RÉSULTATS OBTENUS PAR LES PROCÉDÉS NON SANGLANTS re |

Pour apprécier comparativement la valeur de chacune des méthodes thérapeutiques appliquées aux fractures de

jambe, il faut enregistrer les résultats obtenus à différentes

périodes, pendant la durée et après la cessation du traite:

ment. On devra commencer par noter la situation des fragments avant toute tentative de réduction; l'examen clinique né nous paraît pas propre à ce but et nous lui préférons la radiographie qui donne deux dessins, un de face, un de pro-

fil, servant d'étalons auxquels on pourra comparer les dessins ultérieurs et l'on connaîtra ainsi la mesure du gain obtenu par les tentatives de réduction. Après avoir attendu

pendant quelques jours la résorption de l’épanchement san-

guin, ou avant que cet épanchement se produise, si l’on est

appelé à temps, on essaie la réduction ; les tentatives, pour être efficaces, doivent être faites sous l'anesthésie complète poussée jusqu’à la résolution musculaire absolue: les ef-

forts de traction, exercés selon les règles classiques, sont,

de même que l’anesthésie, prolongés jusqu'à dessication

Ÿ appareil plâtré. Deux épreuves sont prises ct k | ss avec les premières. Enfin, au cours du traite- ; 4 il est bon de prendre autant d'épreuves que l'indique | rainte de voir les fragments se déplacer. , É i le chirurgien donne la préférence à l'extension conti- A le, il jugera du progrès de la réduction par des radiogra- Fe phies prises à quelques jours d'intervalle. Cette pratique ous paraît indispensable ; comme il n'existe pas à l'hôpital eaujon une installation aménagée pour permettre la radio graphie au lit du malade et que, d'autre part, le transfert au oin d’un blessé soumis à l'extension continue présente des | inconvénients et des difficultés considérables, M. Tuffier | Se n’a-pu essayer la valeur de l'extension continue et il n’a Due traiter les fractures de ses blessés que par l’immobilisa- = tion dans lapparell plâtré après réduction sous chloro- $ forme. De Eee à Ë Lorsque le malade sort de la période de eee ayant RE. à nouveau un membre solide, il lui faut quelque temps pour - recouvrer la mobilité de ses jointures, la puissance de ses muscles et reprendre son assurance. On s’attachera donc à le retrouver quelques mois, quelques années après son traumatisme, à apprendre de lui quelle utilité il retire de son membre blessé, dans quelle mesure il a pu reprendre | Pre -la vie qu’il menait avant son accident; cet examen tardif 4 est le plus instructif et l'emporte sur tous les autres ; c’est ue lui qui juge définitivement la valeur de chaque procédé thérapeutique.

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