CONTRE-INDICATIONS
Les troubles fonctionnels que nous venons de passer en ee evue dépendent avant tout de l'insuffisance de la réduction. e Sans doute on peut obtenir un membre solide malgré une coaptation imparfaite ou même mauvaise, mais on ne doit pas trop compter sur cette terminaison et le chirurgien doit . se proposer toujours de rétablir la forme, ce qui estle meilleur garant pour restaurer la fonction. Nous n'avons, en effet, jamais observé d'exemple où le fonctionnement du membre fût affaibli, lorsque-la forme normale est restituée au squelette. Si un exemple pareil se présentait, il faudrait sans doute attribuer le mauvais résultat obtenu à d’autres causes et les rechercher en dehors du foyér de fracture : < trophie musculaire, raideurs articulaires, névrite par contusion des nerfs, troubles circulatoires provenant de la phlébite, etc. ;
Le moyen le plus sûr de rendre au membre toute sa force nous semble être*de perfectionner la réduction.
GUIBAL 4 fs
' différents à la chirurgie Deals et à la ne osseus On sait avec quel soin jaloux ils suturent les nerfs, les muscles et les tendons, ils coaptent les aponévroses, ils affrontent la peau, tandis qu'ils se contentent d’un vague rapprochement des extrémités osseuses fracturées Les” mêmes chirurgiens, qui ferment la paroi abdominale par £ trois plans, laissent des fragments de fracture de jambe chevaucher de plusieurs centimètres. Leur conduite nous Lo paraît irrationnelle.
Nous avons déjà dit quelle doit ÉtTE, 0 ro les che giens les plus compétents, la manière de traiter une fracture. Avant toute réduction on prend deux radiographies de & face et de profil qui serviront de terme de comparaison avec s les radiographies ultérieures. Puis, en choisissant son temps, | cn attendant quelques jours que le membre revienne à son diamètre normal, si le gonflement était trop considérable, 2e on fait une tentative de réduction sous chloroforme. L'anes- £ | thésie est indispensable lorsque le sujet est moyennement . musclé où que le déplacement est tant soit peu rebelle. Le” RE appareil plâtré est appliqué : Ja traction est maintenue et. | D l’anesthésie est prolongée jusqu'à dessication consplète. On : fait ensuite une seconde radiographie, de face et de profil, qui indique la nouvelle position des fragments. Ce mode d'investigation est indispensable, car il permet seul de connaitre la disposition du foyer ‘de fracture, l'appareil plâtré rendant impossible ou insuffisante l'exploration par és le palper où la mensuration. Il serait d’ailleurs aussi peu raisonnalfle de délaisser ce mode d’exämen dans l'étude des fractures qu'il serait-peu sage d'abandonner le laryngoscope dans les affections du lary nx et de se contenter de la 4
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palpation de cet organe à travers les téguments. ‘75