DISCUSSION DES OBJECTIONS
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re rationnelle, puisque Ja réduction est alors impos: sible par les moyens ordinaires. 1 faut se résoudre, dai A Yo ces conjonctures, ta à laisser se consolider un ne
eee du « laisser faire ».
Les avantages de l'intervention précoce sont nombreux
Fe: L'ablation du sang et des caillots, avee ligature des vais- : “ao seaux, supprime le gonflement, la douleur, les soubresauts 1e et la contracture musculaire. En outre, la consolidation se 54 trouve facilitée : nombre d'auteurs ont remarqué qu’ une
fracture compliquée de petite plaie, lorsqu’ elle nes ‘infecte pas, guérit plus vite qu'une plaie fermée, parce que le. sang Hs s'écoule au dehors. Roux de Brignolles (1) déclare que che
(14) Crouzet, Th. de Montpellier, 1897.
la mise en place des fragments. Malgré quelques difficultés
alors la réduction est possible. Rien de plus facile, sur le
de remettre à sa place une esquille. Avec l’instrumentation
simple, mais suffisante de notre maître, M. Tuffier, les fragments aisément abaissés et immuablement maintenus en bonne place, sont enfin fixés par la suture.
dans ces conditions la consolidation se fait avec un minimum de cal. M. Thiéry a pratiqué l’autopsie de deux malades opérés, l’un pour fracture du tibia depuis huit mois, l’autre pour fracture du fémur depuis un mois. La consolidation était parfaite, et de plus, la coaptation osseuse était si exacte que le cal était presque invisible et que, sans la présence des fils de suture, il eût été presque impossible de dire où l'os avait été rompu. Les radiographies de nos opérés, après la consolidation, ne révèlent en général aucune saillie de l’os au niveau du trait de fracture, lequel est décelé seulement par le fil de suture. À une semblable reconstitu- - tion du squelette doivênt appartenir certainement les plus
; beaux résultats fonctionnels.
On a fait cependant à cétte méthode opératoire des fractu-
cette reposition aie He aisée si on opère dans les ne ee miers jours qui suivent l'accident. Plus tard, après 15, 20. 2 jours, la rétraction des parties molles peut rendre laborieuse
dont il ne faut d’ailleurs pas exagérer l'étendue, même
foyer mis à nu, que d’écarter un muscle interposé, de détacher un Arras embrochant les muscles, de dégager et.
La reconstitution anatomique de l'os est donc réalisée et
"res ie graves objections : d'être complese et d'exposc PER : ”
Unies et contuses, par conséquent de vitalité af blie, où le sang s’épanche facilement, présente toutes les conditions requises pour favoriser l'infection. Il faut done que le chirurgien soit absolument sûr de son asepsie pour tenter la chirurgie des fractures. S'il doute du milieu où 12 opère, il doit formellement s'en abstenir, car il enrégistrer des désastres. Mais cette condition n’est pas spéciale aux foyers de fracture. Il est quantité d’autres indications opératoires, dans lesquelles l'infection se fait ‘aussi facilement et entraîne des accidents aussi redouta- R bles. Pourquoi tel chirurgien, qui recule devant un foyer à + - de fracture, ne craint-il pas d'ouvrir un genou pour suturer ‘e Ja rotule ou extraire un corps étranger, de pratiquer une + laparotomie où une crâniotomie exploratrices. Cependant, la synoviale du genou, le péritoine, les méninges sont aussi , ; sensibles à l'infection qu'un foyer de fracture. Cette objec- # tion nous remet en mémoire les oppositions terribles qu'eurent à vaincre, il y à quelque 20 ans, les promoteurs de suture de la rotule et de la cure opératoire des hernies ; ces méthodes triomphèrent malgré tout, parce qu’elles étaient légitimes ; la suture des fractures triomphera de même, d'autant plus facilement que la méthode septue n'est plus aujourd'hui à ses débuts et qu'on sait ce qu'on peut attens dre d'elle.
Cette objection contient cependant une part de vérité, qui est celle-ci: la chirurgie des fractures récentes ne peut et ne doit être entreprise qué par un chirurgien absolument sûr de son asepsie.
La deuxième objection est très légitime. Il est vrai que
ni ation ns ie un ou capable dater pré er ses données et Re ire L art de la réduction :
st ee que a un énital où une one. c'est-à- | e dans les villes. Or, les fractures s ‘observent à la cam- Le agne comme à la ville. Le note de cxmpagne leprati-=
| et dc ce faiti impropre à soigner convenablement celles É des fractures obliques de jambe qui résistent aux appareils. à Si les fractures de jambe avec faible déplacement sont 2 de sa compétence et peuvent être traitées par limmo- ns bilisation ou l'extension, les fractures obliques, irréducti- = bles, sortent de son domaine. L’ intérêt du malade, dans ce dernier cas, veut que le praticien confie au chirurgien le blessé qu'il est impropre à soigner, comme il lui confierait un sujet atteint de pseudarthrose ou de fibrome.