FRACTURES COMPLIQUÉES DE PETITE PLAIE
Les Hctre its de plaie n’entrent pas dans le cadre de notre étude que nous avons désiré limiter aux
S si RS HER EE fermées.
se jambe, lorsqu'elles se compliquent d'une plaie insignifiante, è produite par l'extrémité aiguë d’un fragment au moment
premières que nous ne pouvons les passer sous silence,
encore définitivement établie. Quand on examine le blessé, la pointe osseuse peut faire encore saillie par la plaie; plus souvent elle est rentrée sous la peau et l’orifice est le siège d’un écoulement sanguin d’abondance variable. ; Que convient-il de faire dans ce cas ? Il est à craindre que le fragment osseux se soit souillé et qu'il ait rapporté dans le foyer de fracture des germes infectieux qui s’y développeront rapidement, grâce aux conditions favorables que leur créent l’épanchement sanguin et la faible vitalité des parties molles contuses. Faut-il, après asepsie de la peau, ouvrir le foyer, vider le sang qu'il contient, le mettre à sec et, puis- 1 qu'on a les fragments sous la main, les réduire et les immo-
Cependant les fractures obliques de :
même de l'accident, ont des points si communs avec les
d'autant que la conduite à tenir à leur égard n’est pas”
à LL fracture EDS une fracture be en atter l'éclosion d’ accidents infectieux pour ouvrir le foyer fracture et le drainer. Cette dernière méthode est réprouvé D Ê presque CHAT des de Elle a AE noire
Nota ot de A La Fe des ee nous à montré cependant que si, plusieurs fois, cette manière d'agir n'avait été suivie d'aucun accident, dans deux cas de fracture avec plaie cutanée insignifiante, malgré un pansement antiseptique soigneux fait dès l'entrée A à l hôpital, des accidents infectieux graves éclatèrent par la suite, Dans un cas (obs. IX), après des incisions larges, il fallut pratiquer une résection de quatre centimètres sur les z fragments pour permettre le drainage ; le malade guérit
avec quatre centimètres de raccourcissement. Dans l’autre Re.
SE (obs. XIIT), fracture oblique avec petite plaie et crépitation
‘se sanguine remontant jusqu'au genou, on appliqua un panse-
px - ment antiseptique et uu appareil plâtré. Le 7° jour on dut
$ faire une incision à cause de l'infection locale; le 9° jour,
à pour permettre le drainage du foyer il fallut régéqueren partie les fragments du tibia et du péroné ; devant l'ascen- Ë
sion de la température et l’aggravation des phénomènes septicémiques on proposa l'amputation au malade qui la pe refusa ; il mourut le 16° jour, présentant du sphacèle des ; parties molles et de la nécrose des extrémités osseuses. Ces résultats jugent la méthode qui est, à notre époque, un véritable pas en arrière et une pratique antirationnelle. Puisque le foyer osseux a pu s'infecter, il faut le considérer comme infecté, l'ouvrir largement, l’assécher, et finir par la
(1) Thèse de Lyon, 1898.
otée du ol Parmi de Rai cas dans lesquels avons pie vu cette pe donner un résultat -
Re Ho onnel parfait dans la suite, nous en citerons deux qui | nous sont personnels et qui nous semblent justifier absolument la méthode, que nous défendons et qui est d’ailleurs acceptée de façon presque unanime (obs. XI et XI).