‹ Le Traitement Sanglant Des Fractures De JambeChapitre 19 sur 26 · EUR · texte numérisé non relu

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a Les agrafes de Jacoel au contraire, à cause sans doute 2 = de leur gros volume, ont dû étre enlevées deux fois et nous

ne les avons employées ou vu employer que quatre fois.

mais nous jugeons sur un trop petit nombre de cas et ce

. et très solidement les fragments. Nous croyons au

à l'avenir de préciser ce point, qu’elles retardent la cons lidation sans doute à cause du travail d’ostéite raréfian qu’elles créent autour d'elles et qui se traduit surtout par l'expulsion de ces agrafes. Dans les deux cas où les agrafes ont dü être extraites, elles avaient été chassées en quelque sorte de los et elles étaient libres à sa surface. . Pour ces différentes raisons et jusqu’à plus ample : in formé, nous préconisons pour la fixation des fragments l'emploi de fils de bronze d'aluminium ou de tout autre corps étranger qui offrira les conditions essentielles d’être souple et solide sous un faible volume. ne.

Si nous passons enfin à l'étude des résultats fonctionnels, nous les trouvons excellents. Les malades ont recouvré un membre régulier dans sa forme et solide dans son fonction nement. c A

Ils peuvent s’en servir comme ils faisaient avant l’accident : le bénéfice est d'autant plus appréciable que l’opération ne s’est adressée qu’à des cas rebelles aux procédés habituels, à des fractures irréduetibles, dans lesquelles la persistance du chevauchement menaçait les malades du raccourcissement du membre, de la difformité du cal et de | tous les troubles que nous avons vu être le triste apanage de cette affection. À cetitre l'intervention sanglante acomblé une lacune que les méthodes jusqu'ici employées laissaient dans la thérapeutique des fractures ; elle nous semble donc mériter une place à côté d’elles pour les suppléer toutes les fois qu’elles se montrent insuffisantes.

ivent. Te. 7 premières se rapportent à da s fermées, irréductibles sous 15 anesthésie CHQTOIsES

< Deux observ ations XI et. XII) montrent la valeur de Vite tervention hâtive dans les fractures compliquées de petite. : plaie. Outre l’absence de phénomènes infectieux, la re- constitution du squelette a été excellente.

Enfin, le dernier cas rapporté (XI) regarde une fracture compliquée et comminutive, où le tibia était littéralement c écrasé dans sa moitié inférieure. Malgré la gravité des es = lésions nous tentâmes la conservation du membre. L’exel- ar __ lence du résultat obtenu dans ce eas peu favorable prouve CAES ES

AE À - Ft : : È a. fortiori quelles ressources peut fournir le traitement san-

glant dans les fractures comminutives lorsqu'elles ne sont ë A

Re : pas compliquées de plaie : il permet de fonder sur la mé- thode opératoire, appliquée aux cas rebelles, les plus légitimes espérances.

ER Nous n'avons pu songer à donner un résumé, même sucei cinct, des observations de suture dans les fractures fermées ee de jambe, publiées de divers côtés ; leur nombre est trop considérable. Les résultats sont en ct aussi heureux que les nôtres. Nous donnons plus loin l'indication biblio- graphique qui permettra de les retrouver au lecteur que ce sujet intéresse.

GUIBAL 6

Fracture simple oblique des deux os de la jambe droite. Jrrédu tibilité, suture immédiate, Guérison suivie d'une Re d'e quille. Résultats fonctionnels eæcellents.

Le nommé Fino:.… âgé de 42 ans, entre le 3 janvier 1899, dans le ES service de M. Tuffier à l'hôpital Lariboisière. A+ Sas Le matin de ce jour, le malade à reçu sur le tiers moyen de la Le jambe droite un coup de pied de cheval. Il est tombé sans pouvoir se relever. Le soir même on réduit la fracture et on applique un appareil plâtré. Le 17 janvier on s'aperçoit que la réduction ne 4 s’est pas maintenue et on décide de l'opérer. : Se M. Tuffier l'opère le 18 janvier. D'abord, il fait pratiquer sous : chloroforme des efforts de traction, avec toute la force possible, È FES sans obtenir aucune espèce d’allongement ou de réduction. Se I fait alors une incision de 10 centimètres, sur la face interne du ? = tibia. Le fragment supérieur apparaît tailléen bec de flûte aux dépens Le de ses faces postérieure et externe. Le chevauchement est tel que, ee après avoir mis à pu le fragment supérieur, on a la plus grande peine à arriver sur le fragment inférieur qui remonte très haut en arrière. L'opérateur rugine l'extrémité libre du Re ee

ine il a le. re in nn. là Li est >

à exercer Hu Ë ion < sur les Pééee de eds avec une pince de euf le fragment inférieur, il arrive à le réduire en place, à St : u trois millimètres près. Dès qu'on l'abandonne il :rémontes + Se À rière le fragment supérieur.

to inférieur est de nouvéat réduit Asa ie normale LU

SE ont ne us ee Suture de la EE Pañsement ie

Appareil plätré.

‘Il convient de faire remarquer qu” ilexistait, au nioméñt de |’ opé- © ration, deux petites plaques de sphacèlé, larges d’un demi- centi- ; mètre chacune, sur la face interne du tibia.

Le 20 mars, l'appareil plâtré est enlevé ; la consolidation est par: <

faite et le malade part pour l'asile dé convalescence de Vincennes.

os ne reste, au voisinage de la plaie opératoire, qu'une petite ulcé- | 8

ration sans profondeur, reste d’une des plaques de sphacèle qui +

existaient au moment de l'opération.

Le 98 février 1900, le malade revient, portant une petite esquille

longue de 3 centimètres, large de 5 millimèëtres, qui s'est éliminée,

il y a trois semaines, par l’orifice de la petite plaque de sphacèle.

Le cal est peu volumineux. Le malade exerce la profession dé

- : camionnéur. Il marche foute la journée, sans fatigue, sans boi-

terie, aussi bien, dit-il, qu'avant l’accident.

Le genou et l'articulation tibio-tarsienne sont intacts.

Le malade doit être considéré comme guéri. Il n’a plus été revu.

Fracture simple oblique des deux os de la jambe droite des tentatives dé réduction sous chloroforme. Suture. Supp l __ Guérison. Résultats fonctionnels excellents constatés trois. F

et demi ie aie (fig. 8). CNT REP Sr TR

Le nommé Gramm..., âgé de 32 ans, cocher, entre le 12); juin 1500, - à l'hôpital Beaujon dans le service de M. "Tuflers er ne |

la jambe droite était fracturée. 2 à On constate, en effet, une saillie à à l’union Re. deux tiers me rieurs avec le tiers supérieur de la jambe droite. Il y a de la crépitation. Le fragment supérieur pointe sous la peau. Au- dessous de lui : existe une dépression en coup de hache. On constate enfin une large CEE ecchymose à la face externe du mollet. é La radiographie prise de face montre que la fracture siège très ” haut sur le péroné, très bas sur le tibia : sur ce dernier os le trait de "#

fracture est oblique en bas eten dedans ; les extrémités fragmen- FN taires sont très déchiquetées ; le fragment inférieur remonte de plu- 4 sieurs centimètres en dehors et en arrière du fragment supérieur ; ce dernier, très acéré à sa pointe, fait une saillie très prononcée en

È dedans. L

La radiographie prise de profil montre qu’il existe en réalité trois fragments, le fragment inférieur étant subdivisé en deux fragments secondaires par un trait légèrement oblique; ce fragment moyen revêt une figure à peu près triangulaire à base postérieure. On ne eonsiate pas de trait aboutissant à l'articulation tibiotarsienne. F&

Fig. 8. — Fracture oblique du tiers inférieur: 4, vue de face avant ré-

duction ; — b, la même après tentative de réduction sous chloroforme, changement nul; — c, après suture, vue de - face; —- d, après suture, vue de profil. :

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| nus poser plâtré. Pr re

réduction. Aussi M.Tuffier décide-t-il de pratiquer la suture osseus ::

Ç Moyet de fracture. se

Une nouvelle épreuve re ourashi Ne g. 8 b ee ter que le déplacement subsiste tel qu'il était avant la te

Opération le 16 juin, spértenne M. Tuffier. : Le

Rachicocaïnisation. dé

Incision verticale sur la face interne du be

On enlève un nombre considérable de caillots répandus dans le Des fibres musculaires sont noi der entre les fragments et en > gênent la coaptation exacte. Des tractions vigoureüses sur le pied : n’arrivent pas à abaisser le fragment inférieur. On l’abaisse sans + peine en le saisissant directement à à l’aide du davier. coudé et on. : limmobilise en bonne attitude avee le davier fixateur. La suture est assurée par deux fils d'argent passés dans le fragment inférieur ou plutôt dans sa pointe qui constitue le fragment moyen; ces fils sont"

fermés en avant autour de la pointe du fragment inférieur.

Le davier enlevé, les fragments ne bougent pas. La plaie est suturée sans drainage. Pansement aseptique. Appareil plätré. Le surlendemain matin la température s'élève à 3807; le pansement défait, on voit que la plaie est rouge; une trainée de lÿymphangite monte suivant le trajet de la saphène ; il y a des ganglions douloureux dans l’aine. Ablation des fils : il s’écoule une petite quantité de pus mêlé de sang, L'examen de ce pus montre qu'il x dû

au streptocoque. | pe.

Des pansements journaliers permettent de venir ‘rapidement à bout de cetie suppuration. Pendant quelque temps la plaie est désunie. On aperçoit au fond les deux fils métalliques qui restent cependant en place et maintiennent bien les fragments. |

L'épreuve radiographique faite quinze jours après l'opération, alors que la suppuration commence à se tarir, montre que la coaptation est restée parfaite. En effet les deux fragments sont juxtaposés de façon idéale, aussi bien sur l'image sagittale que sur l’image transversale, Le trait de fracture est encore légèrement visible. Les fils métalliques sont restés en place sans casser ni se délier (fig. 8cet d).

La SHPPURAEES s'arrête peu à peu, grâce à un large drainage, grâce aussi à des lavages à l’eau oxygénée et à des attouchements de

ne Fi encore parfaitement tolérés, comme nous avons pu

He

us en convaincre récemment par la radiographie (déc. 1902).

En effet, Je 18 déc. 1902, le sujet est venu nous voir. La jambe es

anciennement fracturée est en très bon état. La cicatrice est à peine

visible et souple : on sent facilement les fils qui sont indolores; le ds o :

#4 cal est Rene etil n’ 7v a aucun épaississement à au niveau 1e l an-

méme un tou 4 ot Le malade marche très bien : il accuse seulement un peu plus de PE, atigue le soir du côté fracturé. Il à pu reprendre son travail de cocher livreur et en remplit entièrement les obligations.

= a OBsErvATION III

Fracture fermée oblique des deux os de la jambe droite. Irréductibilité sous chloroforme. Suture. Résultats fonctionnels excellents (fig. 9).

Béven de H.... comptable, âgé de 44 ans, entre le 6 novembre 1901, à l'hôpital Beaujon, dans le service de M. Tuffier.

Le malade dit qu'il a glissé sur le parquet et que son pied droit s’est tordu ; il a ressenti dans la jambe droite une douleur très vive et il a eru percevoir un craquement.

; Les signes physiques sont réellement ceux d’une fracture oblique de jambe siégeant à l’union du tiers inférieur avec le tiers moyen ; le fragment inférieur remonté en haut et en dehors ; le fragment

supérievr fait une saillie prononcée sous la peau de la face interne - de la jambe.

; Li ES TÉRE :

Les images radiographiques, prises de face | les résultats cliniques (fig. 9, « et b). LES

Une réduction est tentée, sous chloroforme, le 20. a fait suivre de l'application d’un appareil piste

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