OBSERVATION IV
Fracture oblique fermée de jambe. Irréductibilité malgré une tentative de réduction sous chloroforme. Suture. Guérison. Résul- a tat fonctionnel parfait constaté 16 mois après l'opération.
Le nommé Pat..., 58 ans, entre le 12 mai 1901, à l'hôpital Beau- jon, dans le service de M. Tuffier, pour une fracture de la jambe droite. Il raconte qu’il vient de tomber et que sa jambe a buté contre le bord d’un trottoir.
É La. ue présente un 1 gonflemant co
A Elle est raccourcie ; le pied est tourné en detore Mobi % male, On sent, à l'union des tiers moyen et inférieur, un tr fracture M ris en bas et en Es le fragment. sUpren
FE ci Prpiornit à ‘un Sbhvoil a avec. des “efforts énergiques C traction sur le pied. La radiographie montre la persistance d'u = chevauchement considérable du fragment inférieur en arrière en dehors du supérieur, M. Tuffier‘décide d'intervenir. | ÿ . " Opération le 21 mai. — Rachicocaïnisation. Incision sur la face interne de la jambe. Le fragment supérieur est-taillé obliquement aux dépens de ses faces postérieure et externe. Le fragment inférieur présente un trait de fracture oblique qui détache presque ke totalité de sa pointe. Pas d'interpositton musculaire. Abletion des caillots. '
Les tractions sur le pied n APT pas les fragments et surtout ne les mettent pas en place, S'ils restaient ainsi, le cal serait | angulaire, M. Tuffier les remet en bonne position par une traction directe sur le fragment inférieur a l'aide du davier. Il les immobilise ensuite avec le davier fixateur et il les unit par un fil d'argent, perforant les deux os et disposé perpendicu- + EE lairement au trait de fracture ; il fait ensuite un double cerclage avec deux fils passés horizontalement au voisinage des deuxextrémités du trait de fracture. Les fils sont en argent et de moyenne! grosseur.
‘ Réunion avee drainage.
Le 23 on enlève le drain. Les crins sont ôtés le 10° jour. Les suites sont normales. Le blessé sort de l'hôpital le 13 juillet, commençant à marcher. Il est revu le 9 septembre 1902. Il:marche 4 sans aucune difficulté, aussi bien qu'ayant l'accident, Le calesta À peine perceptible à la palpation. Il est indolore. |
SACS TE À ; Fr __ OBSERVATION V oblig e de la jambe droite avec trois fragments. Réduction parfaite sous chloroforme . Suture immédiate (fig. 10). LE TERE
Da |
pre de maladies Dane Un an enfant, âgé de 28 ans. Le 2 mai, aû os file. ë appuie ÉCNEe une Re donnant sur un
3 bas à la renverse. Dans ceite chute [a jambe droite Are porté directement sur le bord tranchant d’ une marche en pierre. Cependant l’aspect de la radiographie et surtout la constatation directe au cours de l'opération sont plutôt en faveur d’une fracture par torsion.
En effet le trait était hélicoïdal et les fragments multiples.
La malade est portée sans connaissance à à l’hôpital et on met Eee 2 provisoirement son membre dans une gouttière métallique. NS Le lendemain nous constatons une fracture de la jambe droite ;
siégeant à la partie moyenne. Les fragments sont taiilés très obli- FT RATS quement, le trait se dirige en baset en dehors ; le fragment infé-
rieur, très acéré à sa pointe, menace de perforer la peau de la face Fa
interne de la jambe. ee Pas de phlyctènes ni d’ecchymoses. Mobilité très grande du +
fragment inférieur qui a chevauché et est remonté de trois centimé- #4
tres en dedans du fragment supérieur.
La radiographie est faite dès ce jour :
De face, le trait de fracture oblique en bas et en dehors, sur le
tibia, comme sur le péroné, forme une ligne unique pour les deux
= os. Le péroné est fracturé à quelques centimètres au-dessus de la
malléole, le tibia à sa partie moyenne. Sur ce dernier le fragment
supérieur n’ofire rien de spécial ; l'inférieur à sa pointe décapitée
et formant une esquille haute de deux centimètres, large à sa base
d’un centimètre ; vers le milieu du fragment inférieur existe une
encoche oblique en haut et en dehors séparant presque les huit
: — Fracture oblique de la jambe : &, après les tentatives de réduction sous chloroforme, vue de face ; — b, après la réduction, vue de profil, l'aspect est le même qu'avant; — » c, après suture, vue de face; -— d, après suture, vue de profil.
centimètres supérieurs de la portion distale de ce fragment. De telle sorte que le fragment inférieur est divisé en trois fragments, le plus ° élevé complètement détaché, le moyen presque entièrement.
De profil, les deux fragments sont sur le même PRE vertical : trait péronier bien visible ; trait tibial invisible ; le fragment supérieur fait saillie en avant, l’inférieur en arrière. À la pointe de ce dernier on voit l’esquille osseuse; sur la radiographie ; les détails sont peu nets. :
Le 4 mai, application d’un appareil plâtré ordinaire sous chlo- Se roforme, avec des efforts de traction considérables et prolongés ne pour faire une réduction aussi parfaite que possible.
È Le soir même nouvelle radiographie.
De face (fig.10, a). Le fragment inférieur est mieux placé dans l'axe du fragment supérieur, mais encore incomplètement. La descente du fragment inférieur est certaine : gain d’un centimètre. Male cela saillie notable du F. I. en dedans du F.S.
onde ne musculaire. Les ne sont bien disposés comme l’indiquaient les différentes radiographies prises. Le fragment inférieur se porte en dedans, en haut et en arrière J du supérieur. Les surfaces de fracture se regardent mais sont sé- parées par un large espace rempli de caillots sanguins. Sur le fragment inférieur encoche profonde qui se porte en haut et en dehors, pie dans les radiographies et libérant presque entièrement une large esquille, haute de huit centimètres ; au sommet du fragment ‘inférieur, esquille haute de deux centimètres, large d’un centi- mètre à sa base, adhérente -par sa face périostée aux parties ee ; | Pa Les tractions d’un aide vigoureux s’exerçant sur le pied ne pro- duisent qu’un abaissement insignifiant du fragment inférieur. Devant cet insuccès des tractions indirectes, M. Tuffier saisit le fragment inférieur avec le davier coudé et le met facilement à sa position normale où il l’immobilise avec le davier fixateur. Pour fixer les fragments, on commence par’ jeter une ligature circulaire de fil d'argent sur le fragment inférieur à trois centimètres au-dessus de l’extrémité inférieure de la fissure ; de la sorte le fragment est solide et on peut prendre appui sur sa partie supérieure. Sans cette précaution la suture du fragment inférieur aurait eu pour résultat de faire bâiller l’encoche et d’exagérer la saillie en dedans de la large esquille.
Deux fils d’argent unissent ensemble les deux fragments supérieur et inférieur, l’un en haut, l’autre en bas du trait oblique de fracture. Ces deux fils sont passés à travers le tissu osseux à l'aide du perforateur.
L'un des fils d'argent casse UE fois pendant la torsion.
‘La capté 6 est petite) EAUTE rare Le foyer opératoire est eseuyé. Suture “à la peau en. aù crin de Florence. CAUSE EURE TRS Pansement aseptique sans drainage. (PRE ee PE Appareil plâtré de fractüre de jambe ordinaire: Le pañsement est défait, nn toucher au plie, le air et les fils sont enlevés. , + Réunion parfaite. On fait un deuxtére pitsement hüït jo rs LE du et on ne RE Eee à la De qe est aéfimtivement GE sus <
bien maintenue de 40. cet pas et reste parfaite. À L'appareil plâtré est enlevé aü bout de . mois : la coli
tion est obtenue. =.
La malade est envoyée à l'asile de convalescence, d'où ellé sort ec le 12 août 1902 complètement guérie et marchant très bién. sà Nous la revoyons le 12 mars 1903. = < Le
Elle marche aüssi bien qu'avant J'accident et sans ressentir au- Ÿ cüne douleur. Aù palper le tibia est droit, sans saillie formant cal. A là mensuration il #’y à pas un millimètre de différence entre tés deux jambes, mesurées du plateau tibial à la pointe des malléoles. Enfin l'accident à offert cet avantage dé débarrasser la jambe bles : sée des varices qu’elle présentait, sans doute par suite de la EE
aseptique, si bien que là malade à pu quitter un de ses bas à varices, mais elle doït porter celui de la jambe non blessée. É
La radiographie montre qu’il existe un épaississement peu Consi
dérable au niveau de l'ancien foyer dé fracture: Les fils sont in- tacts, mais noyés dans le tissu osseux qui les englobe complète= ment.
cure simple oblique de la jambe droite. Insucces d'une tentative de réduction sous chloroforme. Suture immédiate (fig. 11). LAS 12 LE e : i ; A
. Dans ses antécédents on ne __n à ee qu’une pneumonie es 47 ans, une fracture de l'extrémité inférieure de l’avant-bras gauche à l’à ge de 40 ans, actuellement bien consolidée. Enfin elle présente quelques signes d’ éthylisme. RCE RS ; L'avant-veille du jour de son admission, la malade a glissé, en descendant un escalier. Elle croit avoir remarqué que son pied à LES été tordu, mais elle s’est évanouie. | À l’entrée, la jambe et le pied sont enflés. Sur le mollet se trouve une ecchymose. La fracture siège à l’anion des tiers inférieur et moyen. Le trait paraît oblique à la palpation. Le fragment supérieur à du tibia, très acéré, fait saillie sous la peau de la face interne de la £ Fe jambe. À Hydarthrose Fr du genou droit.
Les radiographies faites à l'entrée à l'hôpital, montrent que le trait de fracture tibial est oblique en bas et en dedans. Le fragment sans inférieur chévauche fortemènt en arrière et en haut du fragment supérieur. Sur le péroné le trait de fracture est situé bien plus < hautà l’union des deux tiers moyen et supérieur de cet os. Fe
Le 7 novembre appareil plâtré sous chloroforme. La réduction pa- en raît se faire facilement, la femme étant peu musclée. Le lendemain Le nouvelle radiographie. Les images sont absolument identiques aux précédentes (fig. 11 wëtb); malgré des efforts énergiques, on n’a pas gagné un millimètre dans l’abaissement du fragment inférieur :
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dnrenhies faites avant et sms plèt e.
ie DAME PER | ES
posables (fig. 11, a et b). es En présence de cet insuccès de Ta réduction, M. 1
de pratiquer A Ve TUE
tient. Les fragments Ne en tels qu'ils Meter sur fi radiographique. Il n’y a pas d’esquille osseuse. Les tractions si pied, quelque vigoureuses qu’elles soient, n ’abaissent pas « d'un limètre le fragment inférieur. Vient-on à tirer directement sur |
ne tibial inférieur avec le davier, on £ abaisse aisément etor
Fig. 11. -- Fracture oblique de jambe : a, vue de face après la SA ON sous chloroforme ; b, vue de profil après rédudtion. L'aspect est le même qu'avant la réduction ; c, vue de face; d, vue de port te après réduction opératoire et RL
face antéro-interne du tibia, l’une à l’extrémité externe, l’autre à # | l’extrémitéinterne dutraitdefracture. Le fragmentest sibien fixé que, “3 si on soulève la jambe, le pied reste en bonne position et ne bouge pas. Suture de la peau sans drainage. Pansement aseptique. Petit. ae plâtre léger destiné à aider le maintien en place des fragments.
Les fils sont enlevés le dixième jour.
La malade demande à aller chez elle. Elle part avec 2e l'appareil plâtré qui a été fait après l'opération.
à Hire