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(1) Bircher. Eine neue methode unmittelbarer Retention bei Fraktu- 1 reu der Rohrenknochen. Congrès des chir. allem., 1886. % (2) Munk. Ueber das einlegen von Elfenbeinzapfen i in die Markhôhle 4.28 der Rôhrenknochen. Beitr. +. Klin Chir., 1890.
{y (3) Hansmann. Eine neue methode de Fixierung der Fragmente bei RT komplicirten frakturen. Verhandiung der deut. Gesell. Le Chir., 1886. (4) Thèse de Genève.
Ï tures oies de plaie (parmi lesquelles nous No È Ê ons 18 fractures de jambe). Les résultats étaient très encou- É igeants. Parmi ces observations nous en trouvons une, très ‘intéressante pour nous, ayant trait à une fracture = fermée de jambe : l’attrition grave des parties molles déter-
et pour encheviller les fragments. La guérison suivit, par-
faite, sans la moindre réaction. C’est, croyons-nous, la première observation en date d'intervention RES pour
fracture fermée de jambe.
En France, à la même époque, divers chirurgiens, notam-
ment MM. Houzel, Jalaguier, communiquaient à la Société
de chirurgie des cas heureux d’enchevillement pour pseu-
darthrose. M. Quénu (1) substituait aux chevilles des plaques
d'aluminium maintenues à laide de vis passées dans les
deux fragments avivés qu'elles maintenaient en contact.
L'année 1894 vit s'engager devant la Société de chirurgie
le premier débat sur le traitement sanglant des fractures fermées. M. Nélaton communiqua, au nom de M. Roux de
Brignolles, plusieurs observations de suture pour fracture simple de la clavicule, du fémur, des os de la jambe. Le rapporteur, témoin de l’'insuccès des méthodes ordinaires ie dans plusieurs cas, se déclarait franchement partisan de l'intervention.
. «T1 me semble, disait-il, que l'opération faite par M. Roux de Brignolles était légitime et excellente, et je n'hésite pas à déclarer qu’en pareille circonstance je suivrais son exemple. » Dans la discussion qui suivit, quelques chi-
(1) Doizy. De la prothèse interne au moyen d'attelles d'aluminium dans le traitement des pseudarthoses. Th. de Lille, 189%.
fiéts à intervenir, notamment M. Lucas- Chant d'M: Ur « Quand Fe ae e, disait ce dernier,
vertes, et pourlesquelles j'ai pu faire demblés une pie toilette du foyer de fracture, je dois avouer que l'avantage est en faveur de ces dernières. » LIRE L'année suivante, le congrès français de chirurgie avait ES mis à l'étude la question du traitement .sanglant des fractures. Le rapporteur, Heydenreich, donnait-un excellent résumé des différentes méthodes employées, mais il s ’abste= 2 nait de conclure sur le point spécial du traitement sanglant des fractures récentes, celui qui nous intéresse plus particulièrement ; la discussion ne fit monter à la tribune que des orateurs hostiles à l'intervention, MM. Tillaux, Reynier, Hartmann; M.le professeur Berger déclara que le traitement par les appareils, surtout par le Scultet, lui suffisait toujours : « Qu'on réserve l'intervention opératoire pour les cas où plusieurs jours de soins assidus et personnels ont convaineu le chirurgien traitant qu’une consolida- = £ tion en bonne forme ne saurait être obtenue par ce moyen. En se conduisant de la sorte, on arrivera à reconnaître & que cette éventualité ne se réalisera presque jamais. » = En 1896, M. Hennequin montrait à la Société de chirur- # gie les résultats heureux qu’il obtenait dans les fractures de jambe par son appareil d'extension. Tous les chirurgiens, y compris M. Nélaton, se rallièrent à sa pratique. La condamnation de l'intervention dans les fractures récentes fermées sembla définitive et sans appel. Il parut acquis, pour
iue. . de ce côté, le corps chirurgical dise ractures Le Do ans ; te son APRRON qi 7.
ccaux ou Hé comptes- “rendus des sociétés savantes. PA application de la radiographie à à la chiru urgie vinttrou- “bler cette quiétude; elle montrait que la coaptation des fragments n'est pas toujours. aussi exacte que le fait SUp= a 2 l'examen clinique; elle donnait l'explication de cer- tains résultats fonctionnels défectueux qu'étaient forcés d ér, ce ei de là, les rene les D attentifs
ne l'utilité de la A fut niée, la fidélité de * ses dessins fut suspectée et on l’accusa de ne donner que , des renseignements erronés, accusations dont les ‘expéri- mentations serrées de près eurent vite raison. Mais comme Fi ce point entre dans le cœur de notre sujet, nous y revienee __ drons plus longuement dans la suite.
x La radiographie avait donc offert cet avantage de rappeler l'attention des chirurgiens sur les fractures et de faire naître un doute sur l'efficacité des méthodes employées dans le traitement des fractures réputées difficilement réductibles par les plus anciens auteurs. De là sont nées les discussions d'hier sur lesquelles nous aurons à nous appesantir.
Si les résultats étaient jugés satisfaisants en France, on les appréciait plus sévèrement en Angleterre, en Amérique,
en Allemagne, pays où l'institution des contrats d'assurance
. . Ne
etla promulgation des lois sur les accidents du tr l amené les chirurgiens à étudier spécialement et en lo | Sues séries les suites que comportent les différentes + ARCS = thodes de traitement des fractures. Les statistiques établies .e avecsoin montrent qu'un nombre considérable de blessés, après guérison d’une fracture du membre inférieur, subissent une dépréciation grave, une diminution de leur apti-
tude au travail, entraînant pour les compagnies d'assurance
l'obligation de leur fournir une indemnité proportionnelle S au dommage supporté. Les chirurgiens ont été conduits de | la sorte à chercher quelles variétés de fractures provo-
quent plus souvent cette diminution de la valeur du blessé + et quelle thérapeutique peut en empêcher les suites défavorables. C’est pour cela que nombre d’entre eux ont pro- Ke posé et exécuté la reposition sanglante des fragments dans ET les fractures irréductibles ou incoercibles. Nous auronsä étudier dans quelle mesure cette conduite est justifiée.
Ce court aperçu historique montre que les essais d'opération sanglante ont seulement pris une extension notable du jour où l’antisepsie enlevait à l'acte opératoire sa gra- & vité d'autrefois. Bornée d’abord aux sutures de la rotule et de l’olécrâne, elle a été étendue très rapidement aux pseu- | darthroses, puis on l’a appliquée aux fractures compliquées. SLA L'intervention dans les fractures fermées et récentes estune conquête toute contemporaine, née de la découverte de la radiographie et des progrès de l asepsie ; elle n'est pas acceptée sans conteste et a besoin d’être défendue avec la même ardeur que ses adversaires mettent à la discuter et à la combattre. Pourtant elle ne prétend pas s'appliquer à
tous les cas de fracture : elle revendique seulement ceux où les méthodes non sanglantes sont insuffisantes :
clut pas ces dernières, mais les complète.