LES CARNASSIERS
•ces molaires manque chez certaines espèces qui conduisent ainsi aux Pseudœlurus dont les caractères participent également de ceux des Chats et de ceux des Fouines. Par la disparition d'une prémolaire inférieure les Pseu- ■dœlurus passent enfin aux Chats, et ceux-ci en perdant une prémolaire et leur unique molaire deviennent des Macbœrodus. En même temps de nombreuses combinaisons se produisent en des sens différents et donnent naissance à des êtres qui ne sont ni Chats, ni Martes, ni Civettes. Bientôt les types intermédiaires s'éteignent. Dans certaines races le type Chat, se caractérise de plus en plus; dans d'autres le type Fouine, et nous arrivons ainsi aux formes actuelles par une série ininterrompue de gradations.
Une autre branche d'animaux intermédiaires^ d'abord assez semblables aux Civettes, conduit aux Hyènes par VIctitberium et YHycenictis, dont les dents tuberculeuses se réduisent peu à peu jusqu'à ce qu'elles ne soient plus représentées que par un rudiment de la première d'entre elles, placée derrière une énorme carnassière, •comme c'est le cas chez les Hyènes.
. Quant aux Ours dont la dentition ne diffère de celle des Chiens que par les proportions relatives de la carnassière et des dents qui la suivent, plus volumineuses qu'elle, au lieu d''être moins longues et munies d'un ta- Jon,ils peuvent déjà reconnaître comme ancêtre éloigné VAmphicyon, plantigrade comme eux; les tuberculeuses sont un peu plus grandes chez VHyœnarcios du Miocène de Sansan; elles grandissent encore dans ceux du Plio-
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cène ; un pas de plus et la dentition des Ours est réalisée.
Ainsi par des transitions ménagées tous nos Carnassiers actuels se relient à un même type indifférent, plus ou moins voisin des Cynodictis à trois tuberculeuses et doués d'une si grande variabilité. Le pied se modifie en même temps que la dentition : tandis que les Carnassiers plantigrades conservent toujours cinq doigts à tous les pieds, les Chiens et les Chats devenus digitigrades perdent un doigt aux pattes de derrière. Cette réduction s'étend aux pattes de devant chez les Hyènes.
Les Herbivores primitifs plantigrades et à cinq doigts ; apparition des deux formes de membres des Herbivores, — Des modifications de même nature mais plus frappantes encore s'accomplissent chez les Ongulés herbivores. Cope pense avoir trouvé l'ancêtre commun de tous ces animaux dans le Fbenacodon, ongulé de l'époque éocène, plantigrade, pourvu de cinq doigts sensiblement égaux et de quarante-quatre dents, à savoir, pour chaque demi-mâchoire, trois incisives, une canine, quatre prémolaires et trois molaires. Cette dentition demeure celle de tous les Ongulés à dentition comptète. Le Pbenacodon est américain ; mais parmi les fossiles communs aux deux mondes on trouve un de ses proches parents, le Corypbodon. qui en diffère surtout, au point de vue des membres, parce que son doigt médian est plus développé que les autres. On ignore comment les plantigrades sont remplacés par les digitigrades. Toutefois les formes digitigrades pendactyles sont représentées. dans la nature actuelle par les