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CHAPITRE VII

CAUSES DÉTERMINANTES DE LA PERPÉTUATION ET DE LA DISPARITION DES VARIATIONS INDIVIDUELLES.

§ 1 . — De la perpétuation des variations individuelles, —

Hérédité,

Il résulte de tout ce qui a été dit dans les cfiapitres précédents : 1° que chaque individu du règne végétal ou du règne animal offre un certain nombre de caractères particuliers qui lui appartiennent en propre et qui permettent de le distinguer de tous les autres ; 2® que ces caractères résultent d'une .modification plus ou moins profonde de caractères existants dans les ancêtres de cet individu, qui peut être ainsi considéré comme un produit de leur transformation ; 3° que les variations ou transformations sont déterminées: soit par le milieu cosmique, agissant sur les individus pendant les premières phases de leur développement, tantôt directement, tantôt par Tintermédiaire de la mère, si les premiers développements de Tembryon s'effectuent dans Tutérus de celle-ci ; soit par

mêmes manifestent une tendance très marquée à l'allongement, etc.

Gomme exemple de variations par compensation, chez les végétaux, on peut citer les fruits de nos arbres cultivés qui en acquérant une pulpe succulente perdent leurs graines, et celui des fleurs doubles, dont les ovules et le pollen avortent plus ou moins, tandis que les étamines se transforment en pétales.

On voit par tous les faits que nous avons cités, quel compte il faut tenir, dans toutes les questions relatives à révolution des êtres vivants, des variations corrélatives des caractères, soit que ces variations marchent dans le même sens, soit qu'elles marchent en sens inverse, comme dans les cas que Ton réunit sous les noms de balancement et de compensation de croissance.

D'une façon générale, on peut, en s'appuyant sur toutes les données de Tanatomie et de la physiologie comparées, affirmer que dans tout être vivant,nul caractère, si minime, si peu important qu'il soit ou qu'il paraisse être, ne peut subir la variation la plus faible, sans que tout l'organisme s'en ressente. Rapprochons de ces propositions les faits nombreux, cités dans tout ce chapitre, de variations souvent considérables, produites par des modifications parfois insignifiantes du milieu ambiant ou parle croisement et l'atavisme, et nous arriverons à cette conclusion : que tout être vivant est soumis, d'un bout à l'autre de son existence, à des causes incessantes devariations, causes dont TefTet se fait d'autant plus vivement sentir qu'il est plus rapprochédu début de son développement. G'estsurcette vérité incontestable que repose la doctrine du transformisme.

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