ACTION DES CHANGEMENTS DU GLOBE
solitaires et les archipels isolés est vrai des plantés; certains archipels offrent dans ohacune de leurs îles une espèce déterminée d'un tnéme genre de plantes ou des Ta* riétés d'une même espèce. Eu un mot, tout ce que nous avons dit au sujet de la distribution géographique des animaux s'applique également aux plantes»
De ces faits nous devons conclure qu'en ce qui concerne les végétaux la ségrégation et les migrations actives ou passives, mais surtout passives, jouent un rôle considé-^ rable dans la formation des races, variétés et espèces sauvages nouvelles.
§ 2. — Des transformations de la surface du globe et de leur rôle dans la formation des espèces.
Connaissant l'importance de la ségrégation et de la mi'i^ration au point de vu6 de la formation des espèces nouvelles d'animaux et de végétaux sauvages, nous devons 'echercher s'il n'existe pas d'autres causes susceptibles de Droduire le même effet.
Parmi ces causes nous devons étudier d'abord les moifications climatériques que notre globe a subies depuis 'apparitition des premiers êtres vivants. Ces modifications ont déterminé non seulement les mirations d'animaux et de végétaux dont j'ai déjà parlé plus aut et des changements profonds dans la distribution 30graphique decesêtres, mais encore des transformations, ctrômement lentes, il est vrai, mais tout à fait inconstables, dans l'organisation des animaux et des végétaux, ansformations mises en relief par les découvertes dd la UéoqtoloçiQ £^qia^Me Q( yéçétM^t
La théorie des révolutions du globe, émise par Guvier^ théorie d'après laquelle la terre aurait subi une série de cataclysmes accompagnés de la disparition de tous les êtres vivants et de la création d'espèces nouvelles^ n*a plus aujourd'hui d'adepte sérieux.
On admet que les cataclysmes universels de Guvier n'ont jamais existé, que les soulèvements et abaissements locaux se font lentement, et que les mômes causes qui agissent de nos jours pour modifier l'aspect des différents points de la surface du globe ont existé de tout temps et ont, à tous les âges de l'existence de la terre, exercé leur in* fluence de la même façon qu'à l'heure actuelle.
Cette thèse, admirablement soutenue d'abord par le savant géologue anglais Gh. Lyell, est chaque jour consolidée par des faits nouveaux et étayée par des preuves irrécusables. Je n'ai pas à entrer ici dans l'étude de cette question. Je dois me borner à rappeler les moditications qui, chaque jour, sont introduites dans la forme de notre globe.
Des abaissements lents se faisant sur certains point?. tandis que des relèvements s'opèrent en d'autres, et ces phénomènes s' étant produits d'une manière incessante à toutes les époques de l'histoire de notre globe, il en est résulté le passage graduel et successif de certaines surfaces à l'état de mers et à celui de continents. Tout le territoire qui s'étend autour de Paris a été, par exemple. occupé jadis par la mer, ainsi qu'en témoignent les animaux marins fossiles qu'on y trouve, tandis que certaines portions du lit de l'océan Atlantique actuel émer^aient au-dessus des flots et constituaient de vastes continents.
Il n'est pas permis de douter que ces transformations de la terre, accompagnées de modifications lentes mais contî-