INSECTES ET FLEURS
les espèceâ végétales qui existent actuellement prroduisent, en plus ou lïioins grande quantité, un liquide de cette nature. Ce fait très remarquable résulte de ce que les plantes mal douées à cet égard périssent sans laisser de descen^ dance, tandis que les mieux douées se perpétuent parce qu'elles se multiplient assez pour pouvoir résister aux divers ennemis que nous connaissons déjà.
Il ne suffit pas aux fleurs de posséder le nectar sucré que recherchent les insectes ; il faut encore qu'elles paissent facilement être découvertes par les êtres qu'elles nourrissent. Pour cela, il n'est pas de moyens qu'elles n'emploient. Celles qui s'épanouissent pendant le jour rivalisent de beauté ou de parure. Les couleurs les plus vives et les plus variées s'étalent sur leurs corolles, dont les formes sont admirablement disposées de façon à mettre les insectes qui les visitent dans la nécessité, soit de se charger du pollen fécondateur, soit de déposer leur utile fardeau sur l'organe femelle prêt à le recevoir.
Ge caractère, autrefois dédaigné des botanistes, la couleur, n'a nullement pour fonction de rendre les fleurs attrayantes à cet être qui rapporte si bizarrement tout à lui-même, l'homme; il joue un rôle de la plus haute importance dans la reproduction des plantes, et, par suite, dans La perpétuation des espèces.
Nous pourrions en dire autant de l'odeur. Les fleurs qui ^'épanouissent la nuit, celles dont la beauté serait inutile, jouissent presque toujours d'une odeur qui révèle leur pré- . ence aux insectes et attire ces indispensables visiteurs. Malleur aux végétaux mal doués au point de vue de l'attrac- {on à exercer sur les agents delà fécondation croisée; corn- ::ie ils ne se multiplient pas avec une rapidité suffisante^ s succombent fatalement dans la lutte pour l'existence*
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Il me parait inutile d'insister sur ces faits. Je tiens ?«^u>- , ment à faire remarquer qu^ils Tiennent à Fappui > ce que nous avons dit au sujet du rôle de la faroi./ dans la formation des sociétés végétales et dans a perpétuation des formes de ces êtres. Tout concourt à empêcher la formation de familles dont les membres, l*truits les uns par les autres, disparaissent fatalement rs entraînant la ruine de Tespèce.
De même que les minéraux elles végétaux, lesanimaui ont d'abord à lutter contre le milieu extérieur. Ils sont, il est. vrai, comme les végétaux, adaptés au milieu dans le- <|uol ils vivent; mais les variations brusques de la teni['^ rature, les pluies trop intenses ou trop rares, Fextivnr froid et l'extrême chaud, sont pour eux des ennemis r^ doutables.'
lien est ainsi, non seulement parce que les modiûcatii>L* violentes produites dans les conditions extérieures del> vie tuent directement un grand nombre d'animaux, ma!encore parce qu'elles agissent sur les plantes qui sor les fournisseurs nécessaires de l'alimentation des aiii maux.
Qu'une sécheresse prolongée se produise, les immens^^ troupeaux de bœufs sauvages de l'Afrique ou de chevaux de l'Amérique seront décimés, à la fois par le manque d'e.i et par la destruction des herbes dont ils se nourrissen; Dans nos climats, le froid prolongé tue des milliers doi seaux et d'insectes. Darwin rapporte qu'à la suite du hiver rigoureux les quatre cinquièmes des oiseaux de * propriété disparurent, tués par les gelées, et, sans doul aussi, par le manque de nourriture. Tous les êtres à pendent les uns des autres ; le froid qui tue les planl tue indirectement les animaux herbivores qui s'en nom