ÉVOLUTION ASCENDANTE, ÉVOLUTION DESCENDANTE ET C0N8ER
VATiON d'État des êtres vivants
§ I. — Evolution ascendante
Le plus rapide coup d'œil jeté sur l'histoire paléontologique et géologique de notre globe suffit pour inspirer la conviction que les êtres vivants se sont montrés à la surface de la terre dans un ordre régulier tel, que les plus inférieurs sont les plus anciens et que leur organisation 56 montre d'autant plus complexe qu'ils sont de date plus :»écente.
En d'autres termes, on trouve dans les données les plus 'écentes de la géologie et de la paléontologie une preuve certaine que les transformations des espèces ont eu 30ur résultat de perfectionner peu à peu les êtres vivants, de leur faire subir une évolution générale asceniante.
de chacun ou aux fonctions lucratives qu'ils peuvent eiercer. D'où obstacle à l'extension de la société.
Tandis que les classes dominantes, transformées en ^ ritables races mieux douées que les autres, limitent .: nombre de leurs membres, la race dominée, qui ntv aucun intérêt direct à restreindre sa multiplication, pc:~ qu'elle ne possède rien, s'accroît avec une rapidité Uj que, le nombre de ses membres étant toujours bien su;rieur à celui qui serait nécessaire pour accomplir le tr. vail payé par les autres classes, chaque individu ne p»-.! avoir en partage qu'une quantité de nourriture insuffis ri à son entretien et doit accomplir une somme de travi supérieure à ses forces. C'est le prolétariat avec toute * i horreur, et le prolétariat entretenu dans la misère, l'ir rance et le servilisme, qui constituent son seul héritiJ social, sa seule propriété individuelle et familiale.
Gomme conséquence de ces faits, les sociétés se tr vent limitées dans leur extension; le développement ^tellectuel et physique des individus est entravé par a. obstacles. La race des dominés reste fatalement faible i inintelligente. La race aristocratique possède, il est vr.; en partage, la force et le courage : mais elle reste if rante à tel point qu'il y a quelques siècles à peine, d: notre patrie même, c'était une gloire pour un noble df i savoir ni lire ni écrire. Quant aux prêtres, il ne faudr pas croire qu'ils aient toujours représenté l'ignorai:^ ils ont, au contraire , été les premiers adeptes de i science ; s'ils s'y montrent plus tard hostiles c'est sec ment lorsqu'elle commence à étendre son empire en deh i de leurs propres domaines, c'est lorsqu'ils craignent voir disparaître l'ignorance qui a toujours été le foc ment de leur pouvoir,