‹ Le transport par les chemins de fer: histoire -- législationChapitre 13 sur 50 · PRÉFACE. XIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XIII

finances est conciliante. La lumière est faite : il n'y a qu a lire les discours prononcés par MM. Léoiï Say et Lacombe, dans la discussion du budget extraordinaire de 1887, au Sénat ^ La manie des travaux publics, les concessions accordées aux convoitises locales et aux' nécessités électorales , Tabsence de contrôle et d'a.utorite de la part des ministres responsables ont amené les finances de là Eépublique dans l'état où on les voit.

On nous permettra de citer M. Leroy-Beaulieu, qui trace le tableau suivant: « On s'est imaginé presque « partout dans l'Europe continentale, mais surtout en « France, qu'il n'y aurait jamais assez de ces travaux. « On a imité un particulier qui mettrait toute sa maison « en portes et toute sa propriété en chemins. La notion « du temps et de la proportion a disparu des esprits.. ^ « Le plan Freycinet a sévi presque par toute l'Europej (( mettant les finances à sec. En voulez-vous la preuve? « S'il est une industrie qui doit être productive, rému^ « nératrice, c'est l'industrie des chemins de fer ; elle « devrait, en considérant tout un réseau national,, payer « elle-même non seulement ses frais, mais l'intérêt du « capital engagé. C'est ce qui arrive à peu près en Amé- « rique et en- Angleterre, dans les pays où le gouvefne-i « ment se mêle peu des voies ferrées... Sur le continent « européen, au contraire, la conduite des gouverne- « ments a été tellement folle par l'exagération des lignes « ou les luttes de tarifs que l'industrie des chemins de

* Voir le tirage à par t du discours de M. Lacombe, sénateur de TAveyron, *25 février 1887. ...

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