PRÉFACE. VII
dans la consommation et de la concurrence grandissante. Ils ont obtenu la protection de F État à la frontière, où Ton arrête le plus qu'on peut l'entrée des marchandises et même des matières premières, à l'aide de droits élevés. Us réclament aujourd'hui, dans les pays où l'Etat n'est pas propriétaire des chemins de fer, son intervention contre les Compagnies.
Après avoir tiré d'énormes avantages de la facilité, de la sûreté, de la rapidité et du bon marché croissant des transports, ils s'insurgent (et cela depuis quelques années déjà, avec une vigueur grandissante) contre les facilités que les chemins de fer accordent soit à l'étranger, soit à des concurrents indigènes plus éloignés, au moyen des tarifs différentiels. Ils se plaignent de ce que le trafic local, à parcours modérés, paie plus que le transport à longue distance. Ils veulent être traités de la même manière, et ils sollicitent l'intervention des pouvoirs publics, soit pour racheter les chemins de fer, soit pour obliger les Compagnies à renoncer au tarif différentiel. L'industrie des transports ne leur apparaît plus que sous un point de vue égoïste. Les droits acquis des Compagnies ou les sacrifices des contribuables , appelés à parfaire les dividendes en cas d'insuffisance, les laissent absolument indifférents. Ce n'est pas le lieu ici de discuter la question des tarifs différentiels, si bien exposée par M. Hadley (chapitre vi) et si admirablement traitée dans le livre récent de M, Grierson (Railway Rates ').
• l vol. chez Ed. Stanford, Londres. Voir également l'excellent livre de M. Alexander : Railway practice^ its principles and suggested rcforms reviewed. Putnam, 1887.