‹ Le Transsaharien: Amorce du TransafricainChapitre 14 sur 84 · I. LA LEGENDE DES SABLES · texte numérisé non relu

I. LA LEGENDE DES SABLES

La solution du problème technique ne saurait être envisagée Sans qu’au préalable nous n’examinions certaines difficultés dues au sol ou au climat saharien. D'abord celles provenant des dunes de sable.

Aux yeux de la plupart de nos contemporains, dont l’opinion sur la question voisine souvent avec celle de la vieille Encyclopédie du XVII siècle (1), le principal élément de la cloison étanche saharienne est constitué par les dunes de sables qui couvriraient une grande superficie dans le Sahara et même l’envahiraient sans cesse davantage.

Laissons sur ce point la parole à un adversaire connu du Transsaharien, en même temps que géographe de valeur (2)

« Il importe de préciser, en aussi peu de mots que possible, les traits essentiels de la géographie du Sahara francais occidental, en insistant sur ceux qui peuvent conditionner, de près ou de loin, une entreprise de voie ferrée. Le sol est plat en général, il se maintient à une altitude de plateau (de 500 à 700 mètres) avec quelques arêtes rocheuses et surtout de longues ondulations faiblement accusées soit en relief, soit en creux : ces dernières sont les Djouf. Les parties montagneuses du Sahara Français (Hoggar, Aïr, Tibesti) se trouvent plus à l’est.

« Si peu accentuée que soit la topographie, cela n’empêche pas une certaine variété des paysages. IT y a d’abord

(1) Voir début historique de la question du Transsaharien. (2) C. Varzrzaux. Les projets de chemin de fer à travers le Sahara, Mercure de France du 1* mars 1924,

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