II. LE PERSONNEL D'ENTRETIEN ET D'EXPLOITATION
Le personnel d'entretien de la voie serait réparti dans des postes dits « de surveillance » qui abriteraient chacun quelques dizaines d’agents, des automobiles et des camions avec un peu d'outillage, des réserves d’eau, d'essence, de mazout ou d'huile lourde. Ces postes seront dotés du télégraphe et du téléphone.
Certaines de ces stations « de surveillance » seront aussi utilisées pour le « mouvement », avec du personnel d’exploitation (2 ou 3 agents sont suffisants pour un ou deux croisements par jour, au moins au début). Elles seront munies du nombre de voies nécessaires.
Des stations de 2° classe, en petit nombre, seront utilisées comme réserves de traction et pour l’alimentation des machines (une dizaine d'Européens par poste).
Quatre stations dites « de première classe » (aux trois extrémités et à Reggan ou Adrar) recevront tout le développement que comportera leur rôle technique ou commercial.
Enfin l’atelier central de la ligne est prévu à Oudjda.
On ne saurait négliger également l'intérêt que présenterait le tourisme dans les contrées desservies par la voie ferrée. A cet effet, un certain nombre de gares prévues pourront recevoir un aménagement sommaire (à l’exemple de ce qui à été organisé pour le Transaustralien (nordsud) (4), voire, parfois, posséder un hôtel confortable.
De toute manière, il apparaît évident qu’il y aura peu de stations (5) et que le personnel sédentaire d’exploitation ne sera pas très nombreux. C’est dire que son recrutement, tant européen qu'indigène, en sera facilité, et son traitement augmenté (pour les Européens on prévoit un séjour maximum de 15 ans, en périodes de deux années coupées par des congés bisannuels de six mois. A noter aussi l’idée de la construction d’une maison de repos au Hoggar).
Quant au personnel des trains, il comprendrait unique-
(4) Pour tous ces renseignements, voir Rapport Organisme, pp. 60-61, (5) D'où facilité d'en assurer la sécurité.
LE TRANSSAHARIEN TECHNIQUE gl
ment trois agents de conduite et trois mécaniciens européens se relayant toutes les huit heures (6) dans les trains de marchandises,