I. LIGNES DIRECTRICES A SUIVRE POUR SON CHOIX
Au sujet des voies de communications à ouvrir « pour insuffler la vie au grand organisme endormi qu’est l’Afrique », M. E.-L. Guernier en cite une « qui domine toutes les autres par son importance : C’est la grande voie de pénétralion axiale transafricaine rendue nécessaire par la masse considérable d’un continent dépourvu d'accès à Ia mer.
« La question du Transsaharien n’est qu’une des composantes du vaste problème. Ce qu’il faut, c’est créer la grande épine dorsale dont les vertèbres latérales seront les grandes voies secondaires joignant la voie axiale à la mer, constituant ainsi un vaste réseau articulé de voies de communication.… ;
« La grande voie axiale doit être, avant tout, une base d’articulations pour voies transversales allant à la mer. Cette base d’articulations ne doit pas se situer pour accomplir tel ou tel rêve d’hégémonie nationaliste, mais suivant la ligne de plus grand rendement économique...
« Une voie de chemin de fer est, avant tout, un Organisme de liaison. La grande voie axiale doit donc tendre à unir entre eux les réseaux déjà existants. Tous ces réseaux sont sans liaison, sans articulation entre eux. Cette liaison doit être l’œuvre du Transafricain » (1).