Voir Mouvement physiocraiicjue, t. II, p. 436-458 et
2. Voir Carré, Histoire de France Lavisse, t. IX, p. âl 4-215.
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En. somme, pour- échapper aux extrémités du salariat* pur et simple, deux voies, seulement s'offraient aux ouvriers, de l'agriculturei Ou^ bien, devenir proi)riét«iires d?un petitf lopin de^ t«ï»re qu'ils, cultiveront eux-même»- : c'est le moyen qu'ont employé les plus favorisés.; ou bien chercher dans l'industïie à domicile un complément de revenu. Il y avait lo-ngtemps. que. dans, certains, pays, de montagnes, les. paysans: occupaient le&loisii'e d'un long, et rigoureux hivernage à^ fabriquer de menus, objets en bois, ou quelquefois en mét-al. Au- xvii^ sièole' et surtout au xvm^ l'industrie textile se répand^' un peu partout dan& les campagnes^ : le métier domestique ne travaille plus seulement pour les besoins de la. famille : il exécute les commandes, du manuf&pturier' établi dans le bourg voisin* Il se peut que cette concurrence de l'industrie rurale ait aggravé la situation, des. ouvriers des villes.; la di&persion de la manufactur.e dans, le s> villages, n'en a pas. moins perinis'aAax journaliers d^obtenir des propriétaires et des. gros fermiers des- conditions: meilleures : les. plaintes de ces derniers, sont à. cet égard» fort significatives.
Mais, dans l'ensemble le prolétariat, agricole^ mène une vi-e misérable. Le plus: souvent il se- noumùt « ,d'un pain de seigle dont on n'ôte pas le son, qui. est noir et lourd comm^ du plomb. lies. enfants. même mangent de ce pain.; aussi une fille- de quatre ans. a le ventre gros, comme une. femme enceinte ^ ». Maintes, fois il est réduit au pain de glands et de racines. Enfin, périodiquement, les famines, le déciment. « L'hiver de 1663-1664, par exemple, fut horrible. Un missionnaire qui a passé par le ÏMaine, la, Touraine et le Blésois rapporte que, de deux cents personnes, qui sont dans un village, il peut faire état qu« cent quatre-vingts n'ont pas de pain. Un autre a compté* dans la seule ville de Ghâteauroux près, de deux cents, orphelins dont les pères et mères sont morts de faim. En