Le commerce intérieur
Développement tardif des voies de communication. — L'entretien des routes laissé à la charge des paroisses riveraines ; puis le système des péages. — Cabotage et navigation intérieure : le canal de Manctiester et le Grand Trunk. Liberté de circulation. Les postes : les courriers à cheval ; les voitures volantes. — Foires et marchés ; voyageurs de commerce et colporteurs. Associations de négociants privilégiées. Monnaie métallique et monnaie fiduciaire. Les orfèvres de Lombard Street et la banque d'Angleterre ; les sociétés par actions.
S'il est bien vrai que, d'une manière générale, c'est l'expansion du trafic avec l'étranger qui donne le branle au commerce intérieur d'un pays -, il peut cependant arriver que l'extrême facilité des communications extérieures retarde momentanément, dans quelque Etat particuher, le développement des moyens de circulation internes. Tel a été le cas pour l'Angleterre. Les innombrables estuaires qui découpent si profondément son littoral insulaire, sans cesse dragués par les marées puissantes, favorisaient à tel point le cabotage que pendant longtemps il parut inutile d'entretenir ou de créer à grands frais un réseau régulier de routes ou de canaux.
Juqu'au règne de Marie Tudor l'entretien des premières continue d'être abandonné à l'initiative et à la bienfaisance privées ; presque tout ce que nous appelons services publics a commencé de la sorte. Mais à cette épo-
1. Jusque-là, en vertu de r.A.cte de navigation, aucune marcliandisc en provenance des colonies américaines ne pouvait être introduite sur le territoire écossais avant d'avoir été débarquée en Angleterre et d'avoir acquitté des droits ; encore la réexpédition ne pouvait-elle avoir lieu par navire écossais.