Th. Rogers, ouvrage cité, p
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en drap enlevés à la ville de Provins araient servi d'initiateurs. On fait fêÈe aux tisserands et foi*lon& protestants des Flandres qui, au nombre de trente mille, de 1561 à 1570, franchissent la mer du Nord \ comme aux métallurgistes, verriers, quincailliers, couteliers qui de divers pays semblent s" être donné rendez-vous dans la ville de Birmingham pour fonder sa fortune. En 1585, on ne repousse point les ouvriers- coto<nniers qui se sont enfuis -d^Anvers ; un siècle plus tard, on raénagera bon accueil aux artisans d'élite que l'aveuglement de Louis XÏV chassera ûe la France rivale ', Mai-s, sans appeler ni recevoir aucun élément des peuples voisins,, les entreprises nouvelles ont su découvrir dans les cam pagnes du royaume, en même temps qu'un terrain affranchi des- aujétiona corporatives, un inépuisable réservoir de force ouvrière. Dans les vastes ateliers de draperie, établis presque en pleins champs, la transformation agi'icole qui favorise les progrès de l'élevage aux dépens des labours ^ jette, comme par un fait exprès, toute une population surnuméraire de petits tenanciers dépossédé» et de journaliers sans travail.
En outre, pendant deux cents a^is, la réglementation de plus en plus vexatoire des corps de métier municipaux provoque l'exode des artisans, qu'effrayent de longues années d'un servile et précaire apprentissage. A la fin du XVII® siècle, près des quatre cinquièmes de la population vivent dan» les banlieues ou dans les campagnes : c'est là qu'ont grandi les premières manufactures. Puis dansla deuxième moiitié de l'autre siècle, quand la productiXHi industrielle tend de nouveau à se concentrer, c'est un
1. Une première immigration de tisseMnils flamands en 4544 avait cependant provoqué de passagères émeutes à Noi'wich.
2. Ces réfugiés de France ne sont pas toujours des protestants. Ainsi en 168t. à. la suite de désaceard avec leurs patrons, 4. .500 toiliers de Normandie, tous excellents catholiques, vont enrichir la manufacture d'ipswich, dans le SufTolk.
3. Voir ci-dessous, le chapitre sur rAgrleiU'ture anglaise, p. 130.
mauvement inverse qui se manifeste, un exode rural au lieu d'un exode urbain. Les pauvres paysans, les petits fermiers et même les modestes yeomen chassés par l'extension continue des vastes domaines, émigrent maintenant, et à jamais, de leurs villages pour aller chercher à vivre — comme dans une autre Amérique — au pays des grandes fabriques, pour s'entasser dans les cités ouvrières, et pour offrir leurs bras aux grands patrons.
Ce n'est pas davantage un* disette de matière première que risque d'éprouver la jeune industrie lainière : sous sa main les ressources abondent. A peine verra-t-elle un moment ses facilités d'approvisionnement réduites, quand, au xviii*^ siècle, \e& céréales reconquerront une partie du terrain que leur avait enlevé la pâture, et quand l'intérêt agricole, encore dominant, créera des obstacles à l'impartation des laines espagnoles ou même irlandaises. A cette époque, un des reproches qu'on adressera à la Compagnie des Indes sera précisément de négliger la fourniture des m.atières que réclametit les nouvelles industries textiles, ^lais s'il y avait une spéciahté industrielle qui fut fondée à se plaindre de la législation en vigueur, c'était plutôt la métallurgie. Dès le temps d'Ehsabeth, le souci de conserver au royaume une étendue de forêts suffisante pour approvisionner au moins les chantiers de constructions navales avait entravé le développement des forges : n'avait-on pas dès lors essayé dans certains comtés d'en limiter le nombre ? Sous la Restauration on en vient à interdire aux maitres-fondem^s de consommer du bois de charpente. '
Reste la question des débouchés. Sur ce point Finterventiondu gouvernement avait pu se déployer à l'aise et obtenir l'assentiment universel. Quand EHsabeth et les premiers Stuarts avaient tenté de fonder des compagnies industrielles privilégiées, ils ne les avaient pas seulement mises à l'abri de toute compétition intérieure, mais aussi, bien entendu, de toute concurrence étrangère. Lorsque
vers 1670 la Compagnie des Indes commence à rapporter des cargaisons considérables de tissus d'Qrient, un vif mouvement de protestation éclate : que pèsent devant les droits historiques de la première industrie nationale les intérêts secondaires de ce commerce lointain ? En 1700, l'introduction des indiennes est absolument prohibée, et la prohibition est renouvelée les années suivantes sous des peines de plus en plus graves. Mais voici qu'à la faveur de cette interdiction l'industrie des toiles de coton imprimées se développe dans le royaume même. Cette nouvelle atteinte à son monopole traditionnel, l'industrie lainière la repousse avec une égale énergie ; sous la Reine Anne les cotonnades anglaises elles-mêmes sont frappées d'une taxe. Défense insuffisante: l'économie que procurent les nouveaux tissus est des 7/8'\ Alors, consciente de lutter pour un privilège séculaire et qu'elle pouvait croire éternel, la draperie suscite des émeutes, et l'on asperge d'eauforte les toilettes des dames coupables de porter ces ruineuses nouveautés! En 1720 tous les cahcots imprimés, même ceux qui sortent des fabriques nationales, sont, à leur tour interdits, et cette interdiction sera officiellement maintenue, nous le savons, jusqu'en 1774, du moins pour les tissus de pur coton.
Il va sans dire que l'on ne traite pas avec moins de rigueur les produits textiles français : à leur égard l'application d'un tarif rigoureux est de règle. A partir de 1689, pour des motifs qui ne sont pas tous d'ordre politique, les prohibitions sont généralisées et renforcées ; et comme si elles ne suffisaient pas, en faveur de telle industrie récent? comme celle des soieries on inaugure le système de primes à la sortie. Pendant les deux premiers tiers du siècle suivant, on les accordera aux exportations manufacturières avec la même libéralité qu'aux exportations agricoles : la corruption parlementaire servira souvent à les obtenir ; de multiples fraudes permettront à des entrepreneurs peu scrupuleux d'en retirer des profits indus,
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et d'énormes fortunes s'élèveront ainsi aux frais de la nation. Mais elles augmenteront d'autant la masse des intérêts industriels et la somme des capitaux désormais disponibles pour l'édification d'entreprises et de fortunes nouvelles.
§ 2. — Esquisse du développement industriel.
Progrès et extension de l'industrie drapière. — Développement des autres industries textiles : toiles, soieries, cotonnades. — Industries minières : l'étain, le cuivre, le sel gemme, le fer. la houille. — Industries métallurgiques : les aciers de Sheflîeld, la quincaillerie de Birmingham ; répuiseiuent du combustible. — Déplacement des diverses industHes vers la région du Nord-Ouest.
Vers le milieu du xv^ siècle, l'Angleterre, qui n'était pas encore une grande nation marchande, n'était pas non plus une puissance industrielle. L'industrie drapière, qui était la principale du pays, avait eu beau se répandre dans les campagnes, elle ne parvenait pas à ouvrer toutes les laines que produisait le royaume. Une grande partie de celles-ci continuait d'être expédiée, à l'état brut, sur les divers marchés de l'Europe, où l'on se les disputait à cause de leur extrême tinesse: les Flamands en achetaient de grandes quantités, qu'ils revendaient en partie à leurs fournisseurs mêmes sous forme de tissus ; et les Anglais envoyaient encore ces étoffes à Florence pour y être teintes.
Mais sous le règne d'Elisabeth, grâce à l'immigration flamande, les ateliers de tissage, les foulonneries, les teintureries se multiplient dans le Norfolk et dans les autres comtés du Sud-Est : un peu partout dans cette région, on voit les fermières en personne se mettre à fabriquer sur de grossiers métiers, avec la laine de leurs propres moutons, le rustique home-spun. Plus à l'Ouest, sur la Manche et sur le canal de Bristol, s'étabhssent d'importantes manufactures de draps fms. Pendant tout le xvii^ siècle le travail de la laine reste la «base» del'indus-
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trie nationale ; en 1701,. les draps entrent potn? un quart dans l'exportation générale du royaume. Cependant la croissance de cette branche maîtresse de l'activité manufacturière s'est ralentie, et si elle est appelée à bénéficier, comme les autres, du regain de prospérité qui se manifeste vers 1750, sa prééminence sera de jour en jour plus gravement menacée par les progrès beaucoup plus rapides des autres industries textiles.
L'industrie toilière n'avait pas encore pris une grande importance au temps d'Elisabeth. ; mais- bientôt, grâce surtout aux réfugiés fran.çais, les toiles d'Angleterre, notamment celles d'Ipswich, puis celles d'Irlande et d'Ecosse, parviennent à faire une concurrence victorieuse aux toiles hoUandaises. De même, à l'époque de la grande reine, l'industrie des soieries venait à peine de naître. : les efforts des émigrés français, efficacement soutenus par le gouvernement, assurent son succès. Enfin, au terme du xvii® siècle, une manufacture inconnue qui devait, dès le commencement de la période suivante, conquérir la première place, accomplissait ses premiers progrès. Pendant longtemps on avait pu croire que les quelques tisseurs de coton qui en 1586 avaient passé d'Anvers sur l'autre rive de la mer du Nord n'avaient apporté à leur nouvelle patrie qu'un très médiocre supplément de ressources. .La fabrique nouvelle ne dispose que d'un approvisionnement lointain et limité : elle ne peut compter que sur le superflu du Levant, des Indes et de la Chine, ou sur le produit encore incertain des plantations du Brésil et des Antilles. Mais le succès des indiennes lui montre sa voie : des fugitifs de France aident à fonder, aux environs de Londres, quelques-unes des premières manufactures de calicot imprimé. Les .ou\Tiers d'Occident,- toutefois, ne pouvaient guère rivaliser de dextérité avec leurs maîtres hindous, et leur outillage était trop rudimentaire pour racheter cette infériorité naturelle. Ce fut la prohibition des toiles peintes exotiques, impru-
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demment sollicitée par les chefs de Tindustrie lainière, qui donna l'essor aux cotonnades indigènes restées seules sur le marché. Sans doute, pour désarmer l'hostilité de ses ennemis revenus trop tard de leur erreur, la jeune manufacture est obligée, pendant plus d'un demi-siècle, de mélanger le lin au coton, ou de chercher un débit de contrebande. Il n'importe : elle flatte le goût n'>uveau et possède l'avantage décisif d'un extrême bon marché ; bien qu'en 1750 le chiffre de sa production^ ne dépasse pas uTi million et demi de francs, et bien qu'en 1776 Adam Smfth ne lui consacre dans son grand livre qu'Anne mention en passant, Theure de son triomphe est prochaine.
Laissons de côté quelques manufactures secondaires, telles que la papeterie et la chapellerie, toutes detïx importées par les huguenots français i ; et venons-en tout de suite, pour compléter ce rapide tableau d'ensemble, aux industries qui seules pouvaient entrer en balance avec la fabrication des étoffes, c'est-à-dire aux industries minières et métallurgiques. Trois mille ans après les Phéniciens, les mines d'étain de la Cornouailles constituaient encore une des plus précieuses productions souterraines de l'Angleterre. Dans la même presqu'île on avait commencé d'exploiter, au temps d'Elisabeth, des gisements de cuivre ; mais on ne soupçonnait pas encore la valeur de ceux du pays de Galles. Peu après la Restauration, on avait découvert des couches de sel gemme dans le Cheshire : mais le produit que l'on en retirait par un système de dissolution et d'évaporation grossier était si impur, que les classes aisées continuaient de faire venir leur provision des salines françaises. Quant aux mines de fer, elles ne "manquaient pas, certes : mais le nombre de celles que l'on exploitait allait chaque jour diminuant à mesure que s'épuisaient les forêts, et il
1. Notons cependant rimitation originale des dentelles de Venise dans les aielieisa de Bedford, Buckingham et Dorset.
devait en être ainsi tant que l'on ne connaîtrait pas d'autre réducteur du minerai que le charbon de bois.
Ce n'est pas que l'on ignorât entièrement l'usage de la houille, qui se rencontrait en telle abondance, et mémo à fleur de sol. Depuis des centaines d'années on l'employait journellement pour les besoins domestiques ; dès îe xvii^ siècle Newcastlo, favorablement située près du lit-
Fig. 8. — Verrerie anglaise utilisant le charbon de terre (xviii» siècle).
toral, expédiait par mer, et jusqu'à l'étranger, une notable partie de sa production, .et le Northumberland méritait d'être appelé les « Indes Noires ». La métropole surtout recevait des quantités considérables de sea-coal, que se partageaient ses verreries, ses brasseries, ses distilleries, ses raffineries, ses savonneries, ses teintureries, ses briqueteries. On utilisait même la houille dans les forges pour façonner le fer ; mais on ne s'en servait pas pour extraire le métal brut, parce que le soufre qu'elle contenait rendait la fonte cassante.
Dans de telles conditions la petite métallurgie seule
avait pu prospérer. Shefïîeld, qui recevait des fers de Suède par le port de Hull, s'était rendue célèbre dès le Moyen-âge par ses couteaux. La fabrication de cet article faisait la fortune de tout le district environnant, où la pierre à aiguiser abondait, et où de multiples ruisseaux s'offraient à souhait pour faire tourner les meules et pour tremper les lames. On y produisait toutes sortes d'outils en acier : pour l'acier fm cependant, en particulier pour les instruments de chirurgie, l'Angleterre devait rester, jusqu'à l'application du procédé Huntsman (1740)1, tributaire de la France. Bristol et Gloucester fabriquaient des épingles ; Birmingham avait fourni des épées et des piques aux armées deCromwell; puis elle s'était fait une spécialité de la quincaillerie et de la bimbeloterie en fer, et pendant la première moitié du xviii® siècle sa population avait plus que doublé '\ Cependant l'épuisement rapide des ressources forestières, précipité encore par le développement de l'élevage, avait amené le déclin de toutes les entreprises de grosse sidérurgie : déjà sous le règne d'Elisabeth, nombre de hauts fourneaux, dans le Sussex et dans le Kent, avaient dû être éteints faute de bois pour les alimenter. En 1720 il n'en restait plus qu'une soixantaine, qui ne produisaient pas, en tout, le tiers de ce que fournit un seul de nos grands établissements d'aujourd'hui ; vers 1750 les quatre cinquièmes du fer employé dans le royaume venaient de Suède. En même temps que ces diverses industries grandissent, d'ime croissance d'ailleurs inégale, elles tendent à se déplacer. La manufacture des draps, d'abord fixée dans les comtés ^e l'Est et du Sud-Est où s'étaient étabhs les initiateurs flamands, n'avait pas tardé, nous l'avons déjà signalé, à être attirée vers la région de Bristol par le
1. Ce procédé consistait à couler l'acier dans des creusets en plombagine, ce qui donnait au métal une plus grande homogénéité.
'2. En 1696, elle ne comptait encore que 4.000 habitants ; un sièclo plus tard, elle en comptera 70 000.
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dévelopipement du commence dans ce <gfâaid port océanique. Puifi, ver« le milieu du xvii^ siècle, elie s'-éteiid au nord de la Mersey et du Himiber, dans cette région du Nord-Ouest qui, depuis le départ des Romains, semblait être retombée dans xm sommeil éteimel, maie toù filateurs et tisseurs se trouvaient mieux à portée pour se procurer certaines espèces de iaines. C'est alors que les couvrepieds d'York, et surtout lee draps d'Halifax et de Leeds, commencent à se faire connaître i. L',aînée des industries nationales semble se cantonner principalement dans les campagnes du West-Riding,; die s'éparpille deais les villages en même temps qu'elle «e concentre .dans la région : nous n'en serons point surjpfris, p,iii8que c'est seulement dans les campagnes que des manufactures nouvelles et montées sur une base (plus large peuvent se multiplier à l'aise.
Quant aux industries textiles plus récentes, si la fabrication des soieries jwosipère surtout dans le voisinage immédiat de la capitale, où j?éside la population riche qui constitue alors son unique clientèle, la manufacture des cotons tend, elle aussi, à se localiser dans le Nord-Ouest. Grâce à la proximité du port -de Liverpool qui lui promet un approvisionnement aisé, grâce à l'humidité du climat qui facilite le travail de la filature fine, le Lancashire devient pom' elle la terre d'élection-. Le Nord-Ouest enfin commence d'attirer ce qui reste dans le royaume de grosse industi^ie métallurgique, parce qu'il n'est pas encore .aussi • complètement déboisé que le Sud-Est, surtout parce que les chutes d'eau, plus abondantes, pourront y être utihsées pour la soufflerie des hauts-fourneaux.
1. En 1696, Leeds n'a pourtant encore que 7.000 habitants, alors que Norwich en compte 30 000, dont une grande partie tirent leur subsistance de Finduslrie drapière.
2. Manchester n'avait que 6.000 habitants en 1696; elle en comptera déjà 30.000 en 1786.
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^ 3. — Le développement technique.
La division du ti'avail purement manuelle. — L'esprit d'iovention. — Les règlements de fabrication hostiles au.\ innovations. — Le métier à tricoter les bas. — La navette volante ; la jenny (1765). — Le co'ke (173a), réducteur des minerais; le puddlago (17&4). — La force Ijydraulique : les maillets à iouler le drap ; le water-frame à filer le coton (1767) ; les l'ouleaux à laminer le fer (1783). — Les pompes à vapeur pneumatiques de Savery (1698) et de Newcomen.
La division individuelle du travail entre les ouvriers d'un même atelier, qui constitue la plus simple et la plus directe des transformations techniques .amenées par la concentration manufacturière, s'est manifestée avec éclat vers 1750 dans la petite métallurgie anglaise : la description qu'Adam Smith a donnée des procédés employés dans les fabriquas d'épingles de son temps est devenue classique. Tout le progrès, ici, consiste dans une pins économique distribution de la besogne à accomplir. Celle-ci 'reste toute manuelle ; nulte intervention encore d'une force étrangère à l'homme, nulle application même d'outils compHqués, qui simplifient en proportion de leiir complication la tâche du travailleur ; le perfectionnement est d'ordre, si l'on peut dire, excdusivement physiologique ; il consiste tout entier dans l'acquisition par l'ouvi-ier spécialisé d''un tour de main plus délicat.
Mais le renouveau de l'esipd^it d'invention, qui est un des traits caractéristiques du mouvement général de la Retuaissance, s'était marqué bien plus tôt. Dès les premières années du xvii^ siècle, le hardi philosophe anglais François Bacon avait enseigné à ses compatriotes que « l'irnivers était plein de secrets de la plus haute importance poUii' le bonheur de -l'homme ^w, et que le principal objet de la science était de les découvrir. Un demi-eiècle cependanjL s'écoule avant que cet avertissement fécond porte ses fruits : l'Ajûgleterae est trop agitée, trop absorbée par