L'ESPAGNE ET LE PORT EGAL
noiûjqiie' des pays soumis à leur dominatioDL Saïts doute Ferçlinand et Isabelle, dès la fm du x\'^ siècle, prononcent la suppression de tous les péages seigneuriaux abusivement établis à unie date récente, et ejh 1496 il.-> lancent une pragmatique en vue de favoriser sur toute l'étendue du territoire l'uTiification des poids et mesures. Mais Tàpreté du relief, le contraste des cEmats, et les traditions même d'une longue histoire devaient perpétuer presque jusqu'à nos jours le particularisme provincial. Il faudra que Philippe V apporte dans la péninsule la conception française des grands travaux ptiblies, pour qu'un, réseau de grandes routes, rayonnant autour de ^ladrid^ rende un peu plus faciles les communications entre les principales villes du royaume i. Bientôt d'ailleurs", épuisée par les guerres gigantesques O'ù elle s'est engagée,, puis par les pïodigalités qu'entraîne le luxe de la cour, la royauté elle-même est contrainte de relever pour son compte les barrières dont eUe avait prétendu débarrasser les chemins du commerce. Dès le règne de Phihppe II les douanes intérieures se multiplient et Valcahala, impôt indirect sur les achats et les ventes, dont il n'était pas toujours possible de se racheter psdr voie d'abonjaement,. n'est gaère moins préjudiciable aux marchands qpi'aux artisans ; les progrès de l'iné^àtable contrebande ne feront qu'aggraver les exigences de la fiscahté royale. Ferdinand et Isabelle étaient du moins parvenus à assainir la monnaie qui avait cours dans leurs Etats : Philippe IIÏ, pour se procurer des ressources, n'hésitera pas à se faire faux-monnayeur.
Puis c'est l'exercice du pouvoir absolu au profit de l'EgHse cathohque, la lourde compression du despotisme clérical le plus. intolérant. Philippe II,. souverain presque invisible^ comme un monarque d'Asie, dans son funèbre palais de l'Escurial bâti sur le modèle du gril de saint Laurent, brise ce qui restait de libertés aux nobles et