III. Division du travail
Dans cette grande conception du service mutuel les rôles sont divers, les fonctions inégales. Mais faut-il itislster encore ? N’est-il pas clair que chacnu ayant son devoir au même titre divin, sa tâche est marquée du même sceau. Sans doute, il y a des inégalités de rang, de talent, de force, de fortune, inégalités accidentelles, superficielles, dirais-je, qui n’altèrent pas l’égalité fondamentale du devoir et de la vocation à la vertu. Les services s’échangent sans cesse, entre les membres de rhumanité;
l'un donne un peu d’or, l’autre un effort physique utile, l’autre une parole de secours ou de lumière... Echange de service dans la Communion chrétienne qui surnaturalise l’acte prosaïque de la vie quotitiennc.
Et comme la Société humaine doit réaliser sa fin temporelle, les rôles se distribuent, les fonctions se diversifient. En économie politique, on cite la règle si connue de la division du travail suivant les aptitudes, en spécialités techniques ou autres. Mais la division est providentielle par celle des aptitudes mêmes : à gouverner, à enseigner, comme à écrire ou à forger le fer et a souffler le verre. On l’a dit avec raison : la division du travail est un phénomène capital de solidarité.
Ainsi tout se tient dans le service mutuel de la vie sociale et chaque service emprunte sinon à son objet, au moins au caractère divin de la loi même, lin titre de dignité éminente, môme chez les plus humbles.
On a souvent besoin d’un plus petit que soi.
C’est la leçon du bon sens : qui ne l’a éprouvé de façon sensible ? Et quand on réfléchit non a la portée matérielle ou temporelle, mais à la haute signification morale des actes, le petit souvent n’est-il pas le plus grand !
Et cette division du travail s’accentue sans cesse. Nous en aurons bientôt une preuve nouvelle et caractéristique.