‹ Le travail des glandes digestives :Chapitre 24 sur 130 · PUISSANCE DIGESTIVE ET VARIETE D'ALIMENT · texte numérisé non relu

PUISSANCE DIGESTIVE ET VARIETE D'ALIMENT

des expériences suivantes (empruntées au travail du Dr. Chigin) :

A huit heures du matin, on fait manger à un chien 200 grammes de pain. Résultats:

oures.

Quantité de suc.

Puissance digestive.

3,2 cent, cubes.

8,0 millimètres.

Le chien reçoit 200 grammes de viande crue :

Heures. Quantité de suc. Puissance digestive.

12 8,0 cent. culDes. 5,37 millimètres.

Le chien reçoit 200 centimètres cubes de lait :

Heures. Quantité de suc. Puissance digestive.

3 9,2 cent, cubes. 3,75 millimètres.

Le chien reçoit, de nouveau, 400 centime très. cubes de lait :

ires.

Quantité de suc.

Puissance digestive.

7,4 cent. cube?.

2,25 millimètres

L'influence de la variété de l'alimentation sur la puissance digestive du suc saute aux yeux. Pour exclure toutefois l'idée que l'ordre dans lequel ont été pris les aliments a pu avoir une influence sur les résultais obtenus, je rapporterai un autre exemple :

Le chien reçoit 200 centimètres cubes de lait :

Heures. Quantité de suc. Puissance digestive.

8 h. 30'-9 h. 30' 7,0 cent, cubes. 1,5 millimètres.

o2 LE TRAVAIL DES GLANDES PENDANT LA DIGESTION.

Le chien reçoit 145 grammes de pain :

Heures.

Quantité de suc.

Puissance digeslive.

2,0 cent, cubes.

4,12 millimètres

Le chien reçoit 200 centimètres cubes de lait

Heures.

QuanLilé de suc.

Puissance digeslive.

5,4 cent, cubes.

3,37 millimètres

De même que la force digestive, l'acidité totale (1) varie aussi avec chaque espèce d'aliments. L'acidité se montre le plus élevée pour la viande (0,56 p. 100), et le plus faible pour le pain (0,46 p. 100). La quantité de suc digestif et la durée de la sécrétion sont aussi également sous la dépendance de la nature de l'alimentation. Cette dépendance apparaît aussi bien, que l'on opère avec des poids égaux d'aliments bruts ou qu'on opère avec leurs poids correspondants de résidu sec, ou enfin, puisque l'action du suc gastrique s'adresse aux albnminoïdes, avec le poids correspondant d'éléments azotés entrant dans leur composition. Si l'on divise la quantité de suc sécrété pendant la période digestive par le nombre d'heures correspondant au temps de sécrétion, on obtient la quantité moyenne de suc sécrété à l'heure ; ce même chiffre donne aussi l'intensité moyenne du travail glandulaire à l'heure, — intensité qui varie avec les diverses espèces d'aliments. — A poids égal, c'est sur la viande que se déverse le plus de suc, et sur le lait, le minimum. Pour des quantités équivalentes d'azote, le maximum de suc est produit dans le cas du pain, et le mini-

(1) L'acidité est mesm'ée à l'aide de solutions titrées, et évaluée en acide chlorhydrique p. 100.

suc GASTRIQUE DE VIANDE, DE PAIN, DE LAIT. 53

muni dans le cas de la viande. L'intensité du travail des glandes est, à l'heure, presque la même pour la viande et le lait, mais elle est beaucoup moindre pour le pain; c'est dire que la durée de transformation de ce dernier est plus considérable que celle des autres aliments, et que la sécrétion présente de ce fait un ralentissement. La spécificité du travail glandulaire, pour chaque espèce d'aliments, ne se limite pas aux différences que nous venons d'indiquer; elle se traduit aussi par des particularités très tranchées dans la marche de la sécrétion et dans les variations qualitatives du suc sécrété d'heure en heure. Je ne rapporterai ici qu'un exemple pour chaque mode d'alimentation, en vous priant de croire que les résultats, lorsqu'on répète les expériences, se reproduisent avec la même précision qui nous a déjà frappés dans les essais antérieurs.

Quantité et qualité du suc gastrique correspondant à des types divers d'aliments : 203 gr. de viande, 200 gr. do pain, 600 cent, cubes de lait.

(D'après les moyennes du Dr. Cliir/in).

Page 1