‹ Le travail des glandes digestives :Chapitre 29 sur 130 · SÉCRÉTION PANCRÉATIQUE ET VARIÉTÉ DE L'ALIMENTATION · texte numérisé non relu

SÉCRÉTION PANCRÉATIQUE ET VARIÉTÉ DE L'ALIMENTATION

valentes d'albumine absorbée sous forme de pain, de viande et de lait, il est sécrété dans le cas du pain 1 978 unités de ferment, dans le cas de la viande 1 502 unités, dans le cas du lait 1 08o unités. Cela montre que pour la glande pancréatique elle aussi, l'albumine la plus digestible est celle du lait, tandis que la moins digestible est celle du pain. La seule différence qui existe donc entre l'activité stomacale et l'activité pancréatique consiste en ce que, pour le pain, l'estomac fournit un suc de concentration riche, tandis que le pancréas fournit un ferment plus dilué. Ce fait vient, il me semble, à l'appui de la considération antérieure que j'ai développée, à savoir que pour la digestion du pain doit être évitée une trop grande valeur en acide chlorhydrique. Quoi qu'il en soit, les rapports que nous venons de relever entre les sécrétions gastrique et pancréatique sont un témoignage curieux de la complexité et des nuances qui peuvent se manifester dans le mécanisme de la digestion. Il est évident qu'il y a là un riche champ d'études, avec bien des problèmes importants à résoudre.

Le travail du pancréas est, comme celui des glandes de l'estomac, caractérisé par la sécrétion d'un suc susceptible de varier, sous l'influence d'alimentations diverses, nonseulement dans sa quantité et dans sa qualité, mais aussi dans la marche de sa sécrétion. Je donne ici des chiflres et des courbes (fig. 9 et 10), empruntés au travail du Dr. Wallher:

Variations horaires des quantités de suc pancréatique.

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