‹ Le travail des glandes digestives :Chapitre 31 sur 130 · TRAVAIL DIGESTIF ET RÉGIMES PROLONGÉS · texte numérisé non relu

TRAVAIL DIGESTIF ET RÉGIMES PROLONGÉS

(1200 c. cubes) et une livre fusse (410 gr.) de pain blanc. L'observation des variations horaires du suc sécrété après le repas, pendant les 6 premières heures, fournit les chiffres suivants, relativement à leur puissance digestive:

Pour le ferment tryptique : 0,0, 0,2o, 0,2o, 0,25, 0,25.

Pour le ferment amylolytique (en milligr. de sucre) : 8, 13, 10, 16, 18, 15.

Le chien reçoit alors tous les jours 1 livre 1/2 de viande. Déjà, au bout de trois jours, on note une augmentation du ferment tryptique et une diminution du ferment amylolytique. Au vingt- troisième jour du régime carné, alors que le suc est complètement modifié dans le sens que nous indiquons, nous trouvons les valeurs suivantes, correspondant aux six premières heures après le repas :

Pour le ferment tryptique : 1,5, 1,0, 1,5, 3,5, 3,5, 3,0 ;

Pour le ferment amylolytique : 4, 3, 3, 7, 4, 6.

Il est à remarquer, en outre, que, dans cette expérience, l'action du suc sur l'amidon s'est poursuivie pendant un temps double de celui de la première. Quoique le résultat de ces expériences soit extrêmement net, on pourrait objecter que la formation de ferment a parfaitement gardé la même valeur, mais qu'elle a été reportée à des heures différentes de la période digestive. Pour donner à nos résultats les caractères d'une certitude absolue, nous nous sommes décidés à comparer les propriétés fermentatives des sucs collectés dans les vingt-quatre heures. Cette expérience laborieuse a été exécutée par le Dr. Jablonski. Un chien, longtemps nourri de viande, et dont le suc pancréatique a acquis un pouvoir digestif énergique vis-à-vis de l'albumine, est soumis à un régime mixte de lait et de pain. Le pouvoir tryptique du suc commence immédiatement à diminuer,

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comme on peut en juger par l'essai du suc, dans les six premières heures après l'ingestion des aliments. iVu trentième jour de ce second régime, on recueille le suc sécrété dans les vingt-quatre heures. Son pouvoir digestit vis-à-vis de l'albumine estégal à 4 mm. (méthode de Mett). Dix jours plus tard, on renouvelle l'essai du suc des vingtquatre heures ; son pouvoir tryptique se trouve tombé à 2,25 mm. Un troisième essai est exécuté douze jours plus tard, et donne une valeur tryptique de 1, 25 mm. Un quatrième essai, enfin, renouvelé vingt-quatre jours plus tard, montre un pouvoir digestif vis à vis de l'albumine sensiblement nul (méthode de Mett). Le ferment amylolytique croit tout d'abord manifestement, mais présente bientôt des irrégularités, avec une faible tendance à décroître. Ce dernier point réclame toutefois de nouvelles vérifications. Les résultats de l'expérience, en ce qui concerne le ferment tryptique, sont, au contraire, définitivement acquis. Il importera évidemment de déterminer aussi les variations précises des autres ferments. Quand nous avons déterminé chez nos animaux telle ou telle réaction fixe du pancréas sous l'influence d'un régime donné, nous avons toujours pu la modifier chez le même animal par des modifications de régime. Ce fait exclut tout soupçon que, dans nos expériences, nous ayons pu avoir affaire à une modification fortuite de la glande, survenue sous l'influence de l'opération ou de toute autre cause pathologique.

Puisque l'alimentation agit si puissamment pour déterminer des variations chimiques caractéristiques de la glande, il se peut que, sous l'influence des conditions naturelles de la vie journalière ou du fait de régimes longtemps continués (durant toute la vie, comme cela se passe pour certaines races de chiens), se produisent des

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