‹ Le travail des glandes digestives :Chapitre 43 sur 130 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

par exemple, pourquoi Heidenhain n'a obtenu que dans quelques expériences un résultat positif, par l'excitation de la moelle allongée. Sans parler de l'influence inliibitrice de l'opération, il provoquait par l'excitation de la moelle une forte constriction des vaisseaux et des troubles de l'activité cardiaque ; il excitait, en outre, à la fois les filets sécréteurs et leurs antagonistes.

Vous avez naturellement déjà remarqué combien sont superposables les rapports qui unissent, d'une part, l'estomac et, d'autre part, le pancréas au système nerveux ; l'innervation de l'un de ces organes est, à tout point de vue, une copie de l'innervation de l'autre. Aussi les lacunes dans nos connaissances relatives à la première peuventelles être comblées par ce que nous savons de la seconde. C'est pourquoi on ne saurait douter, par exemple, qu'il existe des fibres sécrétoires pour l'estomac, non seulement dans le vague, mais encore dans le sympatbique.

En matière de conclusion, j'ajouterai quelques mots sur l'expérience que j'ai déjà mentionnée, pratiquée par deux auteurs français sur l'estomac d'un supplicié. Maintenant que nous avons acquis la preuve de l'extrême sensibilité des glandes digestives, nous ne pouvons faci* lement admettre avec ces auteurs que ce soit un véritable effet sécrétoire du vague qu'ils aient observé, quarante minutes après la déplétion sanguine do l'organe.

Il me semble, après tout ce que je Adens de vous dire '-et de vous montrer, que je suis autorisé à penser que l'existence des nerfs sécrétoires de l'estomac et du pancréas vous paraîtra aussi incontestable, aussi réelle que le rôle classique et bien connu de la corde du tympan pour les glandes salivaires. Il va de soi que, en dehors de ces nerfs spéciaux, nos glandes possèdent également des nerfs vaso-moteurs, constricteurs et dilatateurs.

Pawlow 7

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