PAIN
Quanlilé de suc.
Force digestive.
Quantilé de suc.
Force digeslive.
5,43 mm.
3,fi3 —
13,4. ce.
5,37 mm.
^1) Qu'on nous permette ces expressions qui abrègent le langage.
Gomme vous pouvez le remarquer, dans les deux cas, la sécrétion du suc est identique pendant la première heure, tant au point de vue de la quantité que du pouvoir digestif du suc; ce n'est qu'à la deuxième heure que se différencie le travail sécrétoire, suivant le genre d'aliment. Quelle est la signification du stade de début de la sécrétion? N'est-ce pas un fait de même ordre que celui qu'il nous a déjà été donné de constater dans le repas fictif? Ce premier jet de la sécrétion n'est-il pas le suc psychique du début? Précisé ment, messieurs, c'est incontestablement le cas, et nous pouvons nous en convaincre de diverses manières. Avant tout, il va de soi que ce qui se manifeste, au cours du repas fictif, ne saurait disparaître sans plus, au cours de l'alimentation normale, car le repas fictif n'est pas autre chose, en définitive, que le commencement isolé, détaché, pour ainsi dire, de la digestion normale. La justesse de cette conclusion se trouve pleinement confirmée par la comparaison du suc sécrété la première heure dans le repas de viande et de pain, d'une part, et dans le repas fictif, d'autre part. Dans le repas de viande comme dans le repas de pain, le pouvoir digestif du suc de la première heure se trouve représenté par une même valeur, très élevée ; or, celleci coïncide précisément avec celle que présente le suc du repas fictif. De même, si l'on rapporte la quantité de suc de la première heure à celle qui est sécrétée par l'estomac tout entier (on doit pour cela multiplier le résultat par 10, le cul-de-sac gastrique isolé représentant environ le dixième de l'estomac), on obtient un chiffre de suc très voisin de ceux que l'on obtient précisément dans le cas du repas fictif. Enfin, si nous recherchons la signification des variations respectives de ces deux valeurs — pouvoir digestif et quantité de suc — qui se
suc PSYCHIQUE DU DÉBUT DU REPAS. 125
manifestent bientôt après l'ingestion des aliments (pour la viande, diminution de la puissance digestive ; pour le pain, diminution de la quantité de suc), il est clair que la marche de ces deux valeurs nous apparaît liée à l'acte de l'ingestion des aliments comme à un facteur transitoire, dont l'influence disparaît bientôt pour faire place à d'autres. Notre explication se trouve encore corroborée par l'observation de ce qui se passe avec d'autres aliments. Donnez, par exemple, à manger au chien quelque chose qui lui plaise moins que le pain et la viande, et vous ne constaterez plus ces chiffres élevés du début, relatifs à la quantité et à la valeur du suc. Offrez-lui, par exemple, du lait, qui, donné en repas fictif, surtout de peu de durée, ne provoque le plus souvent que peu ou même pas de sécrétion, vous ne constaterez plus, dès lors, aucun vestige de notre poussée de sécrétion du début. Vous connaissez déjà les chiffres qui se rapportent à une telle expérience, mais je considère comme nécessaire de vous les présenter une fois encore, pour pouvoir mieux les comparer avec ceux qui se rapportent à la sécrétion provoquée par la viande etparlepain.
On a donné à un chien 600 centimètres cubes do lait (expérience du D"" Chigin) :
[eures.
Quantité de suc.
Pouvoir digestif.
4, "2 cent, cubes.
3,57 millimètres
Voici donc que commence à s'éclairer par l'analyse l'interprétation des diverses, oscillations de nos courbes sécrétoires.
Le sujet était trop important pour que nous bornions notre étude à des déductions tirées de nos expériences antérieures ; nous avons tenu à chercher de plus amples démonstrations dans des expériences de forme nouvelle.
Nous avons, par exemple, divisé la ration habituelle de viande de nos cliiens — soit 400 grammes — en quatre parties égales, et, au lieu de les donner en bloc, en une fois, nous les avons distribuées à l'animal, à des intervalles d'une heure et demie (expériences de M. Kot/jar, privatdocent, et du Dr. Lobassoff).(^\và([\w fois que le chien venait de recevoir ses 100 grammes de viande, nous pouvions constater une plus-value de la quantité de suc et de sa puissance digestive. Voici le tableau des chiffres obtenus :
PÉRIODES de demi-licures.