ACTION INUIBITRICE DES ALCALINS
Voici, de nouveau, un exemple extrait du travail du Dr. Becker.
La sécrétion est notée par périodes d'une heure :
Le chien reçoit Deux heures avant le repas, Même nourriture 1200 c. c. de lait le chien a reçu 400 c. c. sans
et 2 livres de pain : d'eau d'Essenlucky : Essentucky :
Somme. 204,7 c. c. Somme. 152,1 c. c. Somme. 200,6 c. c.
Je vous prie de vous rappeler ici ce que je vous ai dit, dans la deuxième leçon, sur l'action d'une addition continue de soude à la nourriture. Une telle addition diminue pour longtemps et considérablement l'activité sécrétoire de la glande pancréatique; on obtient, de la sorte, des valeurs minimes tout à fait inaccoutumées.
Le fait que quelques substances diminuent la sécrétion du pancréas est donc très frappant et mérite certainement de retenir notre attention. Comment devons--nous nous représenter le mécanisme de cette action inhibitrice? C'est là un point non encore résolu. Il est pour le moment difficile de décider de la question de savoir s'il s'exerce ici une influence exclusivement locale sur les terminaisons périphériques des nerfs chargés de transmettre les impressions réflexes, ou bien s'il s'agit d'une action transmise par l'intermédiaire du sang. Le fait, en tout cas, que l'action locale intervient ici, pour sa part, résulte nettement de cet autre fait que l'effet inhibiteur n'est pas particulier aux substances que nous venons d'apprendre à connaître, mais appartient encore à d'autres, douées d'une grande solubilité dans l'eau, telles que
le sucre, comme l'ont démontré des expériences du Dr. Bamaskin. On a l'impression que tout se passe comme si des substances extrêmement solubles dans l'eau enlevaient à celle-ci quelque chose de ses propriétés habituelles et la rendaient ainsi incapable d'agir comme excitant local.
Tels sont les faits, qui ont été rassemblés dans notre laboratoire relativement à la question des excitants normaux de la glande pancréatique. Nous nous croyons en droit de les présenter comme nouveaux, quoique depuis longtemps on eût émis la pensée de l'existence d'une action spéciale de l'acide et du chyme acide. Mais de l'idée pure au fait clair et précis, il y a loin encore. Aussi bien cette pensée, qui ne reposait sur aucun fait précis, n'a-t-elle pas trouvé d'écho, puisque, dans les travaux ultérieurs et dans les traités classiques, il n'est question constamment et exclusivement que d'une action excitante produite par l'alimentation, en général.
J'en ai fini. Messieurs, avec nos documents sur l'estomac et le pancréas. Ce n'est pas à dire que la substance de notre sujet soit épuisée. Il faudra acquérir beaucoup, énormément encore, pour pouvoir espérer une victoire définitive dans le domaine que nous explorons. Ce qui est acquis pourra contribuer à orienter les recherches ultérieures : ce résultat a bien son prix. La multiplicité croissante des problèmes à résoudre nous dévoile l'étendue du vaste domaine qui s'ouvre à nos investigations et dont chaque partie exigera des travaux appropriés. Les questions qui se posent sont si nombreuses, qu'il est indispensable de les grouper, avant de les aborder et de les discuter. Dans la deuxième leçon, nous avons appris à connaître la grande complexité et aussi la constance et