‹ Le travail des glandes digestives :Chapitre 96 sur 130 · PROGRAMME DE RECHERCHES ULTÉRIEURES · texte numérisé non relu

PROGRAMME DE RECHERCHES ULTÉRIEURES

la délicatesse du travail des glandes gastriques et du pancréas. Il sera maintenant nécessaire d'expliquer chaque point particulier de ce travail compliqué, en tenant compte tout à la fois des intérêts de chaque aliment, des conditions d'intégrité du canal digestif et de tout l'organisme. Il nous faudra répondre, en particulier, aux questions suivantes : Pourquoi, à un moment donné, telle quantité de suc et non telle autre est sécrétée? Pourquoi ce suc possède-t-il telles propriétés et non telles autres ? Comment ses oscillations quantitatives et qualitatives accélèrent- elles la digestion des aliments? Comment servent-elles l'intégrité du canal digestif et celle de l'organisme tout entier? — A ces questions s'en ajoutent d'autres : Comment se produisent toutes ces oscillations de l'activité glandulaire ? Nous avons bien décomposé et considéré les aliments en leurs éléments, mais nous n'avons pas tenu compte encore de tous leurs éléments constituants réels. On doit naturellement apprendre à les connaître tous, et apprécier leur importance. L'action des composants élémentaires doit expliquer chaque point particulier de la courbe sécrétoire, que nous observons dans le repas d'un aliment composé. Pour accomplir cette tâche, on devra mêler successivement les uns avec les autres les composants élémentaires à étudier, faire progressivement la synthèse de l'alimentation et soumettre, en outre, à une analyse précise les propriétés du suc sécrété à chaque phase de l'activité glandulaire. Etant donnée une alimentation complexe, on sera à même de conclure des propriétés du suc à l'agent excitateur; on pourra, par exemple, du degré d'alcalinité du suc pancréatique, induire que sa sécrétion a été provoquée par l'acide. La concordance des résultats obtenus par les deux méthodes — analytique et synthétique

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— sera le meilleur garant de leur exactitude. — Naturellement, l'examen systématique des éléments de la nourriture amènera la découverte de nombreux rapports insoupçonnés entre les substances alimentaires, d'une part, et les glandes digestives, de l'autre. Nous n'obtiendrons de réponse définitive aux deux groupes de questions, consistant à savoir pourquoi et de quelle manière varie l'activité glandulaire, que lorsqu'à l'examen du travail sécrétoire, nous associerons celui du contenu du canal digestif et seulement lorsque, pour chaque moment de la période digestive, et pour chaque point du canal gastro-intestinal, nous saurons exactement oii se trouve un élément donné de l'alimentation et à quelles modifications il est présentement soumis. — Le dernier groupe de questions concerne, d'une part, l'action des constituants élémentaires de l'aliment, c'est-à-dire l'étude du point d'action, du mode d'action, des effets combinés des excitants locaux spécifiques, et, d'autre part, la marche des processus centraux d'innervation déterminés non-seulement par les excitations parties de la périphérie du canal digestif, mais encore par les influences émanées d'autres organes. Il est évident que les diverses questions de chacun de ces groupes sont connexes. Il est clair que ces questions se posent aussi, au même titre, pour les réactifs particuliers du canal digestif tels que la bile et le suc intestinal, qui n'ont pas trouvé place dans le cadre de notre exposition, parce que leur physiologie est encore insuffisante, si nous la considérons du point de vue où nous nous sommes placés dans ces leçons. Dans ces derniers temps, des expériences du Dr. B?'uno, effectuées dans notre laboratoire, sur l'entrée de la bile dans le canal digestif, ont démontré l'existence d'un rapport du flux biliaire avec les

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