PL. VII
LE BRONZE d’ÉCLAîRAGE
se rapproche si bien de la torsade ornementale et forme un si beau motif pour la tige d’un lampadaire !
Emile Robert, lui aussi, a apporté à la lustrerie de fer ou de bronze ses belles qualités de décision et d’entente de la composition, et, nouveaux venus, les frères Nies, J. Brégeaux, Raymond Subes ont composé des modèles originaux, robustes, simples, sans ornement superflu et de formes accomplies. Quant à Edouard Schenck il a créé récemment de légers appareils d’une conception très neuve, très logique, et, comme le dit M. Roger de Félice, « très électricité ». Du plafond partent en divergeant quatre, six ou huit fils, des fils souples ordinaires, maintenus à mi-hauteur par une rosace horizontale. Puis ils pendent verticalement, terminés chacun par sa lampe, munie d’un petit abat-jour ou d’une tulipe de cristal. La rosace est faite de gros fils de cuivre, argenté, doré ou patiné, tordu et soudé suivant des dessins fort simples, et agrémentée de petites sphères de métal.
Cette simplicité d’exécution et cette économie de matériaux n’est pas superflue dans les temps difficiles que traverse l’industrie du bronze. Elle est susceptible de retarder la défaveur du cuivre qui semble s’annoncer au profit du bois sculpté, peint ou doré, ou des pâtes de verre opalines simplement soutenues par un cordon de soie. A l’exposition du musée Galbera (1920), qui fut une si belle synthèse de cette
branche de notre art décoratif, iMaurice Dufrène a présenté une variété charmante de vasques de verre soutenues par un réseau en cordelière de soie, d'or ou d'argent, avec des nœuds, des anneaux de galalithe, de grosses olives de couleur, des glands de soie. Il y a là un danger sérieux pour le bronze d'éclairage.