‹ Le Travail Féminin et Ses ProblèmesChapitre 23 sur 53 · J. GUESDES · texte numérisé non relu

J. GUESDES

Nous avons été appelé à faire la constatation suivante, qui est fonction de l'instruction reçue : la jeune fille qui a été à l’école jusqu’à 17 ans garde une « couverture » de culture par rapport à l’adolescente qui, entrée dès l’âge de 14 ans à l'usine, malgré la possibilité ultérieure d'étude, gardera un. « rétrécissement » assez prononcé de son intellectualité. Le garçon, lui, aura toujours une possibilité de se perfectionner, car

il est plus porté à s'intéresser à son travail, son principal souci.

Donc, source de danger qui devient, de ce fait, irréparable pour l'avenir. La personnalité propre de la jeune fille s’épanouira mal au milieu de cette vie agitée, dans ce rythme insensé de labeur. Mariée, ce sera pire, car elle sera « standardisée ». Il n’y a qu’à jeter un coup d’œil sur cette uniformité actuelle, développée sur le modèle du personnage de ses lectures ou de quelque star de cinéma. II faut aussi compter avec le psychisme de collectivité : exemple du cas de panique en série.

Le travail humain, principalement celui d'usine, n’est pas penser féminin. Il n'offre pas de possibilités d'ouverture sur la vie. De plus, le facteur pathologique vient aggraver cet état. Ainsi sera-t-il confié à la dysendocrinienne une tâche qui requiert de attention.

Il est à noter qu'il existe un ensemble de facteurs (technique défectueuse, horaire et rythme de travail, ambiance défavorable) propres à certains emplois, qui viennent altérer l'esprit comme la santé de la salariée et qui n’en constituent pas moins des facteurs de santé professionnels.

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