‹ Le Travail Féminin et Ses ProblèmesChapitre 38 sur 53 · Maisons de vins et spiritueux · texte numérisé non relu

Maisons de vins et spiritueux

Nous n'avons point rencontré de cirrhose dans les maisons de vins, sauf dans quelques cas, mais conjointement à une

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* maladie concomitante comme la tuberculose, la syphilis par exemple.

Nous devons distinguer une proportion pathologique variable suivant que nous examinons les employés de chaïi qui sont un personnel spécialisé et stable, comprenant d’ailleurs peu de femmes, du personnel mouvant, représenté par la manutention, qui comporte alors une majorité féminine, La plupart de ces dernières, simples manœuvres, sont souvent des hépatiques; ainsi la nocivité de l'alcool et du vin a-t-elle plus de prise sur un organisme déjà déficient. Différents symptômes traduisent, en effet, une sensibilité élective de la cellule hépatique et du système nerveux. Les femmes employées au rinçage des bouteilles présentent des troubles vaso-moteurs périphériques tels de Pacrocyanose, avec engelures, en ajoutant encore des troubles des règles, constitués par de l’aménorrhée.

Sur environ une trentaine d'observations recueillies de clisseuses, nous trouvons un nombre très supérieur d'enfants inférieurs au poids normal et d’avortements ou de menaces d’avortements, ainsi que de prématurés, par rapport au nombre de grossesses normales.

De même que nous avons été amené à établir une distinction dans le personnel, nous sommes obligé d'envisager un autre milieu différent de la partie vinicole à proprement parler : c’est le milieu liquoriste et des apéritifs.

Ce dernier s’est révélé plus riche en ses manifestations sur l'organisme. Son personnel spécialisé, qui ne boit pas en général, est souvent intoxiqué par les vapeurs dégagées durant le travail. Le personnel « volant » les supporte moins bien et, malgré les avantages accordés, penche beaucoup vers un éthylisme assez prononcé. Aussi n'est-il pas rare de constater un dérèglement de leur système nerveux, fait de nervosité, d'instabilité du comportement, d’insomnie, de phénomènes prénévritiques proprement dits. De plus, il nous a été permis de constater des tensions élevées, avec des maxima se situant aux environs de 221 qui sont, d’ailleurs, très bien tolérés et qui sont un élément de fierté pour les intéressées elles-mêmes.

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