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ESSAI DE RÉGLEMENTATION DU TRAVAIL FÉMININ

La femme appelée à travailler à l'extérieur peut faire étalage de toutes ses qualités, mais, hélas ! la tâche qui lui sera confiée ne sera nullement en rapport avec ses possibilités naturelles, entraînant ainsi de multiples retentissements fâcheux. Il est intéressant, à ce sujet, de rapporter le résultat de sondages effectués récemment sur le travail féminin par l’Institut Français d'Opinion Publique. D’après les réponses reçues, il ressort que 64 % de femmes qui exercent un travail professionnel voudraient rester chez elles. Elles travaillent par nécessité. Tandis que 25 à 30 % ont l'impression de se libérer, de s’émanciper par le travail professionnel. Ces dernières aiment sinon le travail lui-même, du moins l’ambiance du bureau, en opposition avec les mères de famille qui se voient imposer cette tâche supplémentaire, du fait des conditions économiques.

Supprimer officiellement le travail féminin serait contraire au principe sacré de liberté et amènerait une répercussion fâcheuse sur le problème de la main-d'œuvre. De plus, « dans certains cas, le travail peut réaliser une arme dans la vie, en cas de malheur qui obligerait la femme qu’elle sera devenue à pourvoir seule aux besoins de son foyer » (166).

Ainsi envisagerons-nous, dans une première partie, les améliorations que l’on peut apporter au travail féminin, ce qui concernera surtout l’apprentie, la jeune fille, la femme célibataire, ou veuve, ou divorcée, mais chargée de famille, Dans une deuxième partie, nous examinerons les mesures susceptibles de faciliter le retour de la mère de famille salariée au foyer, sa vraie place,

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en proposant cependant la suppression de tout travail à l’usine pour la femme enceinte, tout comme nous demandons, dans la première partie, l'interdiction d'occuper certains postes de travail.

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