‹ Le travail intellectuel et la volontéChapitre 105 sur 119 · DE LA METHODE DA.%S LES DIVERSES DISCIPLINES · texte numérisé non relu

DE LA METHODE DA.%S LES DIVERSES DISCIPLINES

méditations et de ses reclie relies » (1). C'est grâce à cet ordre impeccable que Cuvier, malgré ses nombreux emplois et ses travaux si variés et si importants, a pu suffire à une tfiche écrasante.

' ( Sans avoir autant de chambres que de travaux dfo- : jetés, on peut et on doit séparer par des cloisons étani ches les occupations très différentes. C'est la seule ! façon de garder la fraîcheur d'impression et la vigueur ' d'attention nécessaires pour voir clair dans les décisions importantes à prendre J( Un chef qui fait la besogne de ses collaborateurs et qui s'enlise dans les détails ne peut plus diriger ni sun^eiller et nécessairement la lucidité et l'énergie du cerveau directeur ne demeurent plus intactes.. Or le tra^aiLda-la jiQ^nsée oii se réalise l'unité d'action d'une grande administration est d'une qualité très supérieure au travail limité, tracé des subordonnés. Cette pensée, immobile au centre du monde, comme la voviO-i; d'Aristote, ordonne tout le reste : au milieu du changement, de l'incohérence et de l'étourderie universelles, elle garde le sens do l'orientation : x^voûv àxLVYiTov.

Le meilleur maire qu'ait eu l'Amérique, l'homme qui a renouvelé l'administration municipale, Tom Jonhson, conseillait ainsi M. Brand Whitlock (2) : « Ne passez pas trop de temps à votre bureau. Un quart d'heure chaque jour est plus que suffisant., pourvu que vous sachiez trouver quelqu'un qui sache faire la besogne que vous a,urcz décidée ». Faisons la part de l'humour américain. \\ reste vrai toutefois qu'un chef doit garder son cerveau frais et lucide : s'il se fatigue à des détails, c'est un médiocre comme Bazaine qui à Saint-Privat, plaçait une batterie : en faisant le métier

(1) Eloge de Cuvier par Floiirons.

(2) Whiti.ock, Un. Américain d'aujourd'hui. TracUiction do Mme Carton de Wiart, ch. XX.W.

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