DE LA MÉTHODE DANS LES DIVERSES DISCIPLINES
perdu le sens des réalités et les produits logiques «'^ c^iiQ joarauoïa ; ce sont Treitschke et Bernhardi.
Aussi renseignement mathématique doit-il être coi piété par des leçons destinées à montrer aux jcunr gens les dangers que présente l'application d'uiic grande rigueur de raisonnement à des ordres de connaissances qui n'en sont pas susceptibles.
Descartes, génie puissant qui, le premier, a appliqué l'algèbre à la géométrie, n'a-t-il pas déduit de quelques principes toute la physique et n'a-t-il pas donné, dans le plus grand détail une explication puérile des propriétés de l'aimant?
N'est-ce pas une desf^'ufirmilés de notre génie français que de supporter impatiemment la lenteur de l'observation et de l'expérimentation? Natre système d'éducation n'est il pas déduit do quelques idées fausses dont la plus pernicieuse est que l'enfant doit avoir de« « clartés de tout »?
Mais l'abus do la déduction n'est pas imputable k l'éducation par les mathématiques, comme on le lit partout, car les déductions absurdes proviennent de postulats non vérifiés et ce n'est pas l'étude des mathématiques c[ui apprend à se contenter de peu en matière de preuves. C'est, malgré l'exemple des mathématiques, la tendance naturelle de l'esprit de se contenter facilement, lorsque nos préjugés ou nos passions sont de la partie. La déduction vicieuse n'est donc en rien due cà 1 initiation mathématicpie, mais à la profonde duplicité de la passion qui détourne l'esprit des principes faux et lui donne satisfaction par la rigueur du raisonnement dans la déduction des conséquences.
Quelle tentation pour l'orgueil d'expliquer le monde et d'a])porter la solution de tous les problèmes ! Véri» table ivresse intellectuelle bien propre à faire fléchir le sens de la preuve ! VX chez les Allemands, ivresse