L'ÉTUDE DES MATHÉMATIQUES É
d'orgueil patriotique qui fait de la Prusse rinstrument du vieux Dieu germanique !
Malheureusement nos méthodes d'initiation mathématique rebutent par leur abstraction et par leur dogmatisme. Elles dédaignent les applications concrètes qui aident si puissamment les jeunes cerveaux à saisir le sens réel des abstractions, et au lieu de faire découvrir^ elles enseignent. Elles n'utilisent pas l'aspiration des enfants au travail réel.
« Dès que nous avions appris la géométrie élémen- ■; taire sur le papier (1), nous la réapprenions sur le terrain avec des jalons et la chaîne d'arpenteur, puis avec i le graphomètre, la boussole et la planchette. Après I des exercices aussi concrets l'astronomie élémentaire j n'offrait pas de difficultés et l'arpentage était une ■ source intarissable de plaisir ». C'est de cette insertion 1 des souvenirs dans la mémoire musculaire que nous i nous privons par nos méthodes abstraites. C'est de la | joie d'agir que nous sevrons nos élèves. Apprendre i dans un livre qu'une proposition élémentaire de la I géométrie permet de mesurer la distance de la Terre au Soleil, n'est pas stimulant comme de mesurer sur le terrain la hauteur d'un arbre, d'une colline inaccessibles.
Je conseille aux jeunes gens qui apprennent seuls la géométrie de l'apprendre d'une façon impeccable en résolvant sur le terrain une foule de problèmes d'arnentage, de mesures de hauteurs, etc. A l'atelier on apprend par ses muscles à résoudre une multitude de problèmes sur les mesures de volume. De plus les nécessités du calcul et du calcul algébrique, quand on en voit les résultats pratiques, perdent tout caractère fastidieux. Quand ensuite l'élève étudie le livre, qu'il y suit la rigueur du raisonnement, ses progrès sont
(1) KKOi'OiKi.NEj Auto iLï iX une vie, ch. IIL