‹ Le travail musculaire et l'énergie qu'il représenteChapitre 10 sur 53 · AVANT-PROPOS. XV · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. XV

gie dépensée par la contraction muscnlaire, suivant la durée de celle-ci.

Rien de semblable ne se présente avec les moteurs inanimés. Supposons qu'un treuil mû par une machine à vapeur accomplisse le même travail mécanique dont il vient d'être question : que la machine exécute ce travail en une heure ou en deux, la dépense théorique d'énergie ne change pas. En effet, quel que soit le procédé employé pour ralentir le travail de la machine, on peut dire — en prenant les choses très en gros — que la consommation de combustible en un temps donné se réduira proporlionnellement.

Avec les moteurs animés, comme on vient de le voir, c'est tout autre chose ; l'énergie consommée dépend non seulement de la quantité de travail mécanique qu'ils exécutent mais encore du temps consacré à l'exécution de ce travail.

Pour le physiologiste, comme pour l'économiste, cette dépense d'énergie constitue le phénomène essentiel de la contraction musculaire. Quand on étudie cette dernière, il faut toujours aboutir à la première. Le physiologiste doit donc fixer son attention tout spécialement sur les conditions qui tiennent sous leur dépendance cette consommation d'énergie. Or, à proprement parler, il n'y en a qu'une qui puisse intervenir, en dehors de la va-

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